Jour 10 : let’s go

Jour 10 : Let’s go !

C’est la rentrée. C’est aussi l’heure de prendre votre envol !

Voici donc mon dernier présent de ce calendrier de l’après / de l’avent, Autrement. Ou plutôt les 2 derniers…

En effet, je vous propose 2 cadeaux pour vous accompagner cette année. Leurs objectifs sont multiples, notamment vous permettre de vivre & apprivoiser vos émotions ou encore travailler votre optimisme et votre positivité.

Nous avons vu au fil des jours de ce calendrier que les émotions se vivent et s’expriment. Les réprimer conduisent à des conséquences sur notre organisme, psychique et physique. Il est donc capital d’en faire quelque chose. Je vous propose donc ceci : les 2 pots de riz.

Vous connaissez probablement déjà le principe de cette expérience.

Vous mettez la même quantité de riz dans 2 pots identiques, conservées dans les mêmes conditions et au même endroit. Ce qui les différencie sera votre manière de les traiter. Vous vous défoulerez sur l’un et chérirez l’autre. Fonction de vos émotions, vous vous adressez tantôt à l’un tantôt à l’autre, respectivement selon si vos émotions sont négatives ou positives.

Ainsi, vous verrez leurs effets sur un organisme et en déduire ce qu’elles provoquent en vous… De plus, cela vous fait un défouloir et un déversoir à tout ce que vous traversez.

Spoil ! Au bout d’un certain temps, celui auquel vous avez déversé vos mauvaises émotions se gâtera et pourrira. L’autre restera intact.

Enfin, pour vous accompagner dans cette nouvelle année, et pour la traverser Autrement, je vous propose encore ceci, qui demande un peu plus de préparation : la tirelire à douceurs.

Vous choisissez un récipient, qu’il soit tel qu’il vous plaira. Et investissez dans une boite de sucres en morceaux (si vous sucrez votre boisson chaude préférée) ou de chocolats individuels (ou bonbons ou tout petit plaisir sucré ou salé à votre goût, en petite dose individuelle).

Ensuite, vous prédécoupez quelques bouts de papiers (et si vous preniez des feuilles de brouillon, pour joindre l’utile à l’agréable, mais avec une face sur laquelle vous pourrez écrire). Leur taille dépendra de vos doses individuelles de plaisirs gustatifs. Le papier servira à les envelopper.

Vous voilà fin prêt.e à débuter !

Cette fois, vous allez écrire une chose plaisante, positive sur un de ces petits bouts de papier à chaque fois que vous le souhaiter. Il peut s’agir de l’expression de votre joie, de votre fierté, de votre gratitude, de votre reconnaissance… Peu importe, toute chose que vous jugerez bon, doux ou agréable, selon ce que vous vivez.

Vous envelopperez ensuite un morceau de ‘friandise’ de ce bout de papier et le glisserez dans votre bocal. A chaque fois que vous le souhaiterez et en ressentirez le besoin ou l’envie.

Ces petites douceurs viendront ensuite apaiser vos moments plus difficiles. A chaque fois que vous traversez un moment difficile, vous pourrez piocher dans votre tirelire à douceurs.

C’est ce que je vous disais le 1er jour de ce calendrier de l’après. Vous pouvez capitaliser les bons moments pour vous aider à surmonter les plus difficiles. Mais pour ce faire, vous devez apprendre à les reconnaitre puis à les capitaliser. Voire même à les chérir, et à terme, à les provoquer.

Vous voilà fin prêts et équipés pour avancer dans cette nouvelle année. Avec tout ce que je vous souhaite d’épanouissements !

Cette reprise sera peut être un peu différente des autres. Elle sera assurément la plus consciente de toutes. Consciente de vous-même, de vos compétences et de vos capacités à mettre en place tout ce qui vous tient à cœur pour que votre vie et votre manière de vivre vous ressemblent.

Cette journée marque votre entrée active dans une nouvelle ère : la vôtre.

Celle où vous faites de vous votre priorité.

Celle où vous êtes positif et confiant.

Celle où vous vous engagez à faire de votre mieux ce qui vous incombe.

Celle où vous devenez votre meilleur ami, avec bienveillance et sincérité.

Celle où vous êtes optimiste, tout en restant lucide.

Celle où vous choisissez ce qui compte pour vous, et vous y consacrez.

Celle où vous êtes bien, confortable et aligné : en accord.

Tout est possible. Tout (re)commence. A vous d’écrire la vie que vous avez envie de vivre. Celle qui vous ressemble. Celle que vous méritez. Vous le valez bien !

Raphaëlle

Jour 9 : responsable & engagé

Jour 9 : Responsable et engagé !

Responsable : prendre ses responsabilités, toutes les siennes et rien que les siennes

Engagé : prendre des engagements envers soi et pour soi

Ce premier dimanche de l’année est aussi le dernier de ces congés. Celui avec lequel revient la vie, son cours avec son flow continu d’évènements à surmonter.

Débutons par les Engagements : 

Vous pouvez décider de vous battre contre ou de surfer sur ceux-ci. Vous perdrez moins d’énergie dans ce dernier cas. Dans le combat, s’il est important et mérite vos efforts : engagez-y vous, entièrement. 

Tout résulte dans le choix de vos combats. Donc dans le choix de ces sujets qui vous sont capitaux et incontournables. Vous devez acter que certains sujets sont moins importants que d’autres pour vous et d’avoir la sagesse de les différencier. Ensuite, vous pourrez vous y dédier.

Il est important de trier car si beaucoup de choses sont importantes pour vous, certaines peuvent être soit des combats perdus d’avance, soit des combats de moindre importance que d’autres. Et vous ne pouvez pas tout mener de front !

C’est donc important de faire des choix. Choisir ce qui prévaut dans nos vies et d’en prendre conscience. Et ensuite, en toute logique, d’agir en conséquence. Pour s’y consacrer à ces choix, vous devrez n’en sélectionner que quelques uns. Je vous le rappelle vous ne pouvez pas tout faire (si je vous jure, y en a qui ont essayé…)

Prendre ses responsabilités.

C’est important de constater que dans la vie nous influençons nous-même beaucoup de choses qui nous arrivent. Saviez-vous par exemple que lorsque vous êtes persuadé que tout va mal se passer…. tout se passe mal. Non pas parce que c’était ‘écrit’ mais parce que vous aurez décidé que cela se passerai ainsi. Votre cerveau est bien fait et n’imagine pas être en dissonance avec son hôte (vous). Donc pour ne pas être en conflit avec vous-même, il vous montrera ce qui vous donnera raison. Non pas parce que vous avez raison, entendez-moi bien, mais parce que votre cerveau va trier les informations de votre environnement et choisira de ne vous montrer que ce qui ira dans votre sens  en occultant sciemment tout se qui vous donnerai tort.

Et si vous pensiez maintenant avec autant de sincérité que tout se passera bien, vous aurez son pendant positif. Oh, un autre bienfait de la positivité !

Votre responsabilité, c’est aussi de maitriser la manière dont vous interagissez avec votre entourage, dans votre vie pro et dans votre vie perso. C’est à dire de vous engager dans vos rapports. D’y prendre vos responsabilités. C’est tout d’abord et avant tout parler en ne parlant que de vous. Pour ce faire, une astuce très efficace et prouvée par un maitre dans la communication interpersonnelle Marshall Rosenberg*, est l’usage du “Je” dans vos échanges.

On prend ses responsabilités dans chaque relation en s’ engageant pleinement mais seulement sur ce qui vous revient (à savoir la moitié lorsqu’il s’agit d’un couple par exemple). Il est important de prendre conscience que ce que nous laissons faire ou ce que nous nous infligeons à nous-même montre aux autres comment se comporter avec vous.

Il est ainsi important pour tous que chacun prenne ses propres responsabilités. Cela implique divers travers auxquels il est nécessaire de s’échapper. Vous me voyez venir ? Il est contre productif pour tous de faire à la place de l’un ou de compenser les manques d’un autre. Que ce soit dans les rapports professionnels ou privés,

Il est nécessaire de le différencier de l’aide apportée à la demande de quelqu’un. Je parle ici de combler ce que vous pensez être un manque mais qui ne relèverai pas de votre emploi par exemple : votre chef n’a pas fait ci ou un membre de votre équipe n’a pas fait ça. Vous estimez que ce manque sera préjudiciable et donc choisissez de réaliser cet acte manquant, pensant bine faire. Sachez que si c’est mal fait : vous en serez finalement responsable et si c’est bien fait, les mérites (s’ils existent) reviendront à celui qui en était initialement en charge. Ainsi, vous compensez un manque que personne n’aura donc observé et aurez empêché la personne concernée de prendre ses responsabilités.

Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de compenser au sein même de l’équipe que vous piloter, vous vous imposez ici non en tant que chef mais en tant que pompier permanent et surtout vous n’êtes pas à votre place et les empêché tant de prendre vos responsabilités que de monter en compétences.

Donc il est important de prendre la mesure de vos responsabilités et seulement de celles-ci. Si ce n’est pas clair, c’est aussi de votre responsabilité de demander de vous les faire préciser…

Etre responsable et engagé sont des valeurs essentielles pour être bien dans sa vie, dans sa relation à soi-même et également avec les autres.

Raphaëlle

RDV demain matin !

* Marshall Rosenberg a créé la communication non violente (CNV) et a permis de mettre en place une  méthode efficace pour une communication assertive.

Jour 8 : Positivons !

Jour 8 : Positivons !

Cette année 2021 sera l’année de votre devenir.

Et si nous commencions l’année avec une bonne pratique ?

Je vous propose de travailler la positivité (psychologie positive, communication positive…).

En effet, aujourd’hui, soyez à votre écoute et écoutez ce que vous dites. Vous pourrez observer que nous parlons beaucoup en négatif.

  • n’hésitez pas
  • de rien
  • c’est pas mal…

Vous verrez que la négativité est installée dans nos échanges, naturellement, même si ce que nous souhaitons communiquer se veut engageant et positif.

En effet, nous avons une langue française très étoffée en automatismes négatifs. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui – et ensuite régulièrement – de modifier nos habitudes et de prendre conscience de tout cela.

Préférons à ces expressions négatives :

  • à votre écoute
  • je vous en prie
  • c’est bien !

Qu’aurait été l’année 2020 si au lieu des ” gestes barrières “, nous avions du réaliser des “gestes protecteurs ” ?

En tant que formatrice, je me suis par exemple rendue compte que je disais souvent pour imager mes propos à mes stagiaires « je dis n’importe quoi mais ça peut être ça ».

Je dénigre avant de le dire le contenu de mon propos alors que je pourrai me contenter de dire « par exemple ». Je double le côté négatif par la tournure négative et ensuite j’y appose un mais… Bref : à modifier.

Et vous, à quelle facilité négative vous livrez-vous ? que vous en ayez été conscients ou non jusqu’ici…

Flash scientifique : explications et origines de nos habitudes négatives

Pour des raisons de survie, nous avons travaillé et ancré depuis toujours des habitudes négatives avec comme seule nécessité de se défendre en cas d’attaque ou de fuir en cas de danger. Notre cerveau est donc conditionné.

Enfin, (et certainement le plus important) notre cerveau est incapable de comprendre la négation. J’en prends pour exemple de vous dire : ‘ne pensez pas à un éléphant rose’. Je sais. Vous l’avez imaginé cet éléphant rose !

En effet, il nous faut tout d’abord comprendre la tournure positive puis l’annuler. Cela entraine donc des biais de communication et des interprétations à foison ! Et ce, toute sa vie.

C’est pourquoi les personnes travaillant avec les jeunes enfants développent les subterfuges en la matière. Pour éviter qu’un enfant mette ses doigts dans la prise, on préférera : c’est dangereux et tu peux te faire mal en mettant ici tes doigts au lieu de ‘mets pas tes doigts dans la prise’. Au delà du simple manque de sens et d’explication, il est impossible que son cerveau comprenne cette négation et seulement le ton grave que vous aurez à coup sûr employé.

Il est donc plus qu’utile de chercher à communiquer de manière claire et précise pour permettre à tous de nous comprendre.

A méditer pour les incidences au travail…

La positivité est une manière de vivre, un choix. En choisissant le côté lumineux plutôt que le sombre de chaque situation, vous choisissez de vivre votre vie plutôt que la subir. 

Je vous le redis : il est plus difficile de chercher des solutions que de voir des problèmes, et c’est tellement plus enrichissant !

” C’est un choix le matin d’être positif ou pas”, a dit Alain Ducasse.

PS : Attention ! Vous devez aussi apprendre à non ! (cf le jour 4 de ce calendrier de l’après)

Raphaëlle

RDV demain matin !

rêver demain

le 26/03/2020

J’ai écrit ce texte grâce à un réseau de femmes à Dijon, qui proposait d’écrire pendant le confinement autour de ce thème.

Rêver demain

Hier, rêver demain c’était se révolter

C’était une lutte pour la Liberté

Rêver demain c’était s’engager

Hier, demain c’était tous main dans la main et résister

 

Hier est dépassé

Le besoin a changé

Demain, pour exister,

Demande à s’y adapter

 

Pour rêver demain il faut se souvenir d’hier, avec bienveillance

Vivre aujourd’hui, en toute conscience

Et faire que demain ait une existence

Faire preuve de résilience et avoir confiance

 

Rêver demain, c’est garder ses 2 mains confinées

Mettre des gants, aussi sur nos mots et nos pensées

Aller plus loin que Saint Thomas

Imaginer au-delà de ce qu’on voit

 

Rêver demain, c’est sur soi se recentrer

Se pardonner & écouter celui qu’on n’a pas encore été

Pour permettre à celui qu’on devient de se révéler

Etre plus que jamais ensemble, isolés

 

Rêver demain, c’est rester chez soi confiné

Pour lui permettre ainsi d’exister.

C’est faire qu’aujourd’hui ne soit pas le dernier

Et rester ouvert à tout ce qui peut arriver

 

Rêver demain c’est à coup sûr encore changer

Car demain sera hier, et hier est déjà dépassé

Alors autant s’y préparer dès aujourd’hui

Pour rêver demain, il faut regarder devant car hier n’est plus et aujourd’hui se tarit

Raphaëlle 

le 28/03/2020

Je suis inspirée je crois…

 

Hier la planète était à bout de souffle

& ses occupants respiraient l’innocence et l’inconscience

Aujourd’hui ses habitants s’essouflent

& la nature fait preuve de résilience

L’humain souffre et étouffe

La faune et la flore vivent leur renaissance

Demain sera Autrement,

Assurément,

Nécessairement !

Raphaëlle 

le 03/04/2020

Pour finir ma semaine poétique, voici ma dernière proposition de mots choisis….

Entre râler & accepter,
On a le choix

Entre critiquer & respecter,
On a le choix

Entre sortir & s’isoler,
On a le choix

Entre caillasser & applaudir,
On a le choix

Entre embellir & salir,
On a le choix

Entre accumuler & partager,
On a le choix

Entre exiger & remercier,
On a le choix

Entre individualité & solidarité,
On a le choix

Entre se figer & évoluer,
On a le choix

Entre demeurer & changer,
On a le choix

Entre parler & se taire,
On a le choix

Entre nuire & servir,
On a le choix

Entre dénigrer & positiver
On a le choix

Entre insolence & résilience,
On a le choix

Entre se morfondre & s’égayer
On a le choix

Entre croire & apprendre,
On a le choix

Entre faire un choix & ne pas en faire,
On a le choix

On fait tous des choix,
Nous sommes nos choix !

Raphaëlle

Prenez soin de vous, de vos proches et des autres ! que ce soit en restant chez vous ou en allant travailler…

Réalisez votre VAE ! 2/2

Entrez en VAE ! 

Vous avez réfléchit et vous êtes convaincu maintenant : c’est une VAE que vous allez faire.

Prêt pour l’expérience ?  Après vous avoir présenté ici https://raphaellecoquibus.com/?p=543&preview=true les bases et principes généraux sur la VAE, en voici les aspects plus pratico-pratiques.

Tout d’abord, je vous conseille de vous rapprocher du (ou des) établissement(s) auprès desquels vous souhaitez réaliser cette VAE. Ils n’ont pas exactement les mêmes livrets à remplir d’un établissement à l’autre, en termes de présentation. Quoi qu’il en soit, vous aurez un support imposé à remplir avec la liste de tous les éléments attendus par l’organisme. Votre livret (1 et 2 selon votre avancement) devra s’y insérer. Maîtriser les logiciels de traitement de texte est clairement utile !

Livret 1

Vous rédigerez tout d’abord un premier livret (appelé : livret 1, original, non ?) qui permet à l’organisme qui délivre le diplôme de jauger si vous avez l’expérience requise (en durée et compétences) pour poursuivre l’aventure. Il s’agit donc d’une vérification légale et réglementaire. Vous devrez y ajouter les pièces justificatives qui vont bien, comme les copies de vos bulletins de paie ou certificats de travail par exemple pour confirmer vos dires.
Comme un CV détaillé et complètement rédigé, vous présenterez ce qui, selon vous, justifie et prouve vos connaissances et compétences à réaliser le diplôme qu’ils proposent en VAE. Il faut que vous montriez votre motivation & que votre expérience est transverse et aborde tous les modules de leur formation.
Vous pouvez en rédiger plusieurs pour tenter votre chance sur différents établissements. Attention, pas plus 3 car ce livret est déjà long à réaliser et vous ne pourrez pas mener tout de front. Et imaginez : s’ils disent tous oui ?!
Le responsable de la discipline le lira et donnera son point de vue pédagogique sur la poursuite de votre démarche. S’il accepte, cela signifiera qu’il aura estimé que vous avez tout ce qu’il faut pour réussir : qualité rédactionnelle et apports professionnels adéquats. Il peut au demeurant émettre des vigilances quant à certains points du référentiels qui n’auraient pas été couverts dans ce livret 1 et y sera donc d’autant plus vigilant en livret 2. Enfin, s’il est refusé, cela sera justifié et vous saurez pourquoi pour rectifier le tir.

S’ils valident votre premier livret, cap sur l’accompagnement…

Etre accompagné ?

Si vous en êtes à l’accompagnement, c’est que votre livret 1 a été probant. Alors déjà là : Félicitations !
L’accompagnement est la partie la plus chère de cette démarche de VAE. En effet, vous n’y êtes pas obligé mais vous pouvez être accompagné pour la rédaction de votre livret n°2 : l’officiel. Ne vous méprenez pas : personne ne le tapera à votre place ! A votre rythme, vous bénéficiez du retour technique et pédagogique sur votre avancée par une professionnelle de l’exercice et par un enseignant de la discipline dans l’établissement. Il en existe dans beaucoup de structures. Soyez cependant vigilants : cet accompagnement est généralement à durée limitée (un an).
Le coût varie selon l’organisme auquel vous ferez appel. Vous trouverez par ailleurs des indépendants agréés. Les universités et cellules spécialisés ne sont pas les seules à proposer ce service.
Un conseil : faites vous accompagner. Cet exercice n’est pas facile et vous demandera recul et analyse. Sur soi, ce sont des exercices bien difficiles ! Un œil extérieur aguerri à ce que le jury attend vous permettra d’aller plus sûrement à votre but. Et gardez à l’esprit que faire et défaire, c’est toujours travailler !
Vous rédigerez ainsi vos mémoires professionnelles actuelles et/ou passées en relation avec le diplôme et de façon à rendre vos écrits accessibles à tous, que le lecteur soit professionnel ou non.

Livret 2 = votre dossier

Vous devrez tout d’abord réaliser un plan. Il est vivement déconseillé que celui-ci soit chronologique. Mais quand on a l’habitude de parler de sa carrière ou de se présenter en entretien de recrutement par exemple, devoir sortir de cette logique est loin d’être facile.

En VAE, la règle est de réaliser un dossier que nul autre ne pourrait réaliser. Par opposition à un mémoire ou à tout autre exercice de ce style, votre VAE doit vous ressembler et à votre carrière. Donc il ne peut y en avoir 2 identiques. Vous ne devez pas être exhaustifs. Il ne s’agit pas ici de tout dire : tout ce que vous avez fait et où. Il convient plutôt d’être concentré sur l’objectif et le diplôme à valider. En effet, certaines expériences ou missions n’ont rien à voir avec la discipline visée. Je vous conseille de réaliser un tableau comme celui proposé ci-dessous. Vous pourrez y lister les missions que vous avez réalisées en rapport avec le diplôme. Vous y spécifierez les détails utiles à votre rédaction pour ne rien oublier et faites preuve de recul et d’analyse en notant dès maintenant ce que vous auriez aimé faire autrement avec l’expérience ou avec si vous aviez eu le choix peut-être. Enfin, cochez la ou les cases des modules couverts par cette expérience. Après avoir listées toutes vos expériences, vous pourrez voir tout d’abord si vous avez couvert l’ensemble des unités d’enseignements attendues (ce qui est à assurer). C’est une aide à l’élaboration de votre plan. Comme on en vous demande pas de tout raconter, juste ce qui est utile à prouver que vous avez tout ce qu’il faut, je vous suggère de ne garder que les expériences qui couvrent l’ensemble des modules. Ainsi, votre plan sera vraiment personnel et vous serez sûr de répondre à la principale requête de la VAE : avoir fait en entreprise(s) tout ce que les étudiants apprennent en continu dans cette formation. Enfin, remplissez la première colonne pour ordonner vos expériences dans le plan ainsi constitué. Et là : voilà une bonne chose de faite. Maintenant, reprenez ce tableau pour réaliser un plan détaillé qui vous sera utile sur toute la rédaction.

Introduction : vous pouvez vous inspirer de celle que vous avez rédigé pour celle de votre livret 1. En effet, les jurys ne liront que ce livret 2 donc même si vous pensez vous répéter, il n’en est rien au final. Si vous évoquer une expérience dans une seule entreprise, vous pouvez la présenter ici par exemple.

Développement : c’est le plus long (en temps et en nombre de pages même si attention vous serez limité). Vous allez plonger le lecteur dans votre vie professionnelle. Il ne la connais, soyez le plus précis possible sur ce qui concerne le diplôme et pour permettre la compréhension au jury de votre activité. Donnez des éléments de contexte : présentez l’entreprise, votre poste au sein de celle-ci, pourquoi, quand, comment… afin de (re)situer le jury dans la position et environnement qui était le vôtre au cours de l’expérience présentée. Donc : reprenez votre plan détaillé et… rédigez… rédigez… rédigez…

Conclusion : reprenez ce que vous aurez appris de cette démarche et de cette rédaction. Dites ce que vous en avez pensé et ce que vous en retenez.

Annexes : pour justifier de vos dires et les illustrer, vous devrez ajouter des annexes en fin de dossier. Souvent, elles ne sont pas limitées en volume. Cela vous permettra de ne pas trop perdre de pages dans votre développement mais de permettre au lecteur d’aller plus loin sur le sujet s’il le souhaite.

Relecture : c’est très désagréable de lire un document truffé de fautes d’orthographes et/ou de syntaxe donc faites vous relire quand vous avez terminé.

Un… entretien avec le jury !?

C’est la dernière étape. Arrivé ici, vous avez fait le plus dur. Cette date vous sera proposée en moyenne dans les 2 mois qui suivent la réception de vos livrets 2 imprimés par l’établissement. Si vous êtes accompagné, vous serez également préparé à cet exercice.
Cet oral n’est pas une soutenance (toujours attention à votre vocabulaire). C’est un échange avec plusieurs membres du jury, experts ou non de votre discipline (comme pour l’écrit).
En général, vous ferez face au responsable du diplôme dans l’établissement, un autre enseignant de la discipline, un professionnel et 2 non experts. Le jury commence avant le Jour J par la lecture de votre livret 2.

Comment se passe cet entretien ?

Vous vous présentez pendant une dizaine de minutes : identité, remerciements divers, récapitulatif succinct de votre parcours pro et de vos formations, retours sur votre vécu de la VAE : sur le fonds de la discipline et sur la forme de la démarche, motivations (pour la matière visée et pour la voie de la VAE) et enfin vos perspectives.

L’objectif pour le jury sera d’abord d’établit que vous êtes bien l’auteur de votre livret et que vous parlez bien d’expériences que vous aurez vécues. Attention à votre vocabulaire : il s’agit de votre livret, ne parlez pas de mémoire. Si vous utilisez un vocabulaire différent de celui en rapport avec la VAE, le jury agira en fonction. Aussi, il pourra être tenté de vous poser des questions plus théoriques comme dans des soutenances. Soyez vigilants et préparez votre présentation pour tenir dans le temps imparti et ne pas vous laisser dépasser par vos tics de langages. Enregistrez vous sur votre téléphone, vous verrez comme cet exercice est efficace.

Et le résultat ?

Comme le jury débriefe avant l’entretien sur votre livret, il débriefe après.
Et vous saurez leur avis directement après. Pas longtemps à attendre…
C’est ainsi que vous vous trouverez face à 3 éventualités :
Pas de validation… le jury justifiera son choix. Cette situation est plutôt rare mais existe. Si vous êtes accompagné, vous devrez avoir fait relire votre mémoire par le président du jury, responsable de la formation. ainsi si vous en êtes au jury c’est qu’il à donné son accord sur le contenu. (environ 11% en 2015)
Validation partielle. Dans ce cas vous devrez suivre le ou les module en lien aux manques. Une fois que vous les aurez validés vous pourrez prétendre au diplôme (20% en 2015)
Validation intégrale :  bravo !!!! Savourez. Elle est d’autant plus belle celle la que vous ne la devez qu a vous alors #enjoy (68% en 2015)

Est-ce facile ?

NON ! Rien de cet exercice ne l’est et surtout prend beaucoup de temps. La vie professionnelle et familiale en même temps freinent souvent l’élan de rédaction.  De plus, on a des baisses de régime et d’envie, parfois juste la volonté d’abandonner. Des fois, il ne manque pas grand chose pour lâcher ce projet. Mais il faut s’accrocher et finir ce qu’on a commencé.

Je souhaite que ces apports vous sont utiles ou le seront. Vous êtes prêts à vous lancer ?

RCV

Des questions ? Une expérience ou réflexion à partager ? Commentez ! 

Engagez-vous en VAE ! qu’y disaient… 1/2

La VAE : parlons-en !

La VAE c’est la Validation des Acquis par l’Expérience. Je vous propose ici un outil d’aide à la décision, a mina à la réflexion sur ce sujet.
Selon le site officiel du gouvernement (http://www.vae.gouv.fr/) :

” Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. Cette certification qui peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). “

En d’autres termes, la VAE est un dispositif permettant de valider un diplôme en partant de sa propre expérience. Depuis le 1er octobre 2017, en application de la loi du 8 août 2016, il suffit d’une seule année (continue ou non) pour tenter sa chance. Avant cette date, 3 ans étaient requis pour déposer sa candidature.
En bref, sans suivre les cours, vous prétendez par la rédaction de vos mémoires et expériences professionnelles à valider le même diplôme que celui suivi par des personnes en présentiel.

Pourquoi je vous en parle ?

Professionnellement, j’ai officié en tant que conseillère VAE. Je donnais les premières informations pour les personnes intéressées ou la proposais lorsque cela me semblais opportun dans la carrière du professionnel. Personnellement, je termine ma propre VAE en Master 2. J’ai commencé à y penser en juin 2017 et je dépose seulement le livret 2. J’attends le jury…
Empiriquement, ce dispositif est vraiment très intéressant. Pour ceux qui ne se voient pas reprendre des études, c’est une manière autrement de prétendre à un nouveau diplôme. Totalement encré dans la formation tout au long de la carrière, c’est elle-même qui se met au service de votre formation. Une fois n’est pas coutume… Et ce sera une véritable réussite pour vous dont vous pourrez être fier et une réelle plus-value sur votre CV.

Quelques chiffres officiels :

En 2015, selon les résultats affichés sur le site travail-emploi.gouv en la matière, et en détails :

  • sur les 623 diplômes de l’enseignement technique et professionnel de l’éducation nationale accessibles par la VAE en 2015, 344 ont effectivement été présentés par les candidats devant un jury, dont 29 % de niveau V.
  • en 2015, 29 500 candidats à la VAE ont déposé un dossier qui a été jugé recevable par le ministère de l’éducation nationale. 19 324 se sont présentés devant un jury. (principal ministère certificateur en VAE)
  • parmi les 19 324 candidats qui, en 2015, se sont présentés devant un jury de VAE du ministère de l’éducation nationale, 13 153, soit 68,1 %, ont obtenu une validation complète de leur titre ou de leur diplôme ; 3 946 (20,4 %) ont obtenu une validation partielle et 11,5 % n’ont rien validé.
  • En 2015, hors ministères de l’emploi et de la culture, les femmes représentent 73 % des candidats qui se sont présentés aux titres et diplômes des ministères certificateurs.
  • 9,3 % de l’ensemble des candidatures examinées en jury, toutes certifications confondues, concouraient pour le diplôme d’Etat d’aide soignant. C’est le plus demandé par ce dispositif cette année-là.

Mais encore : 38% de l’ensemble des candidats ont entre 40 et 49 ans, 40 %  et 74 % sont actifs visent un titre ou diplôme de niveau V. Ce sont les derniers chiffres officiels généraux trouvés au moment où je rédige ces lignes.

Qui initie la démarche ?

C’et une démarche personnelle. On ne peut vous y contraindre ni vous être imposée. Cependant, elle peut vous être suggérée. De plus, vous pouvez la réaliser que vous soyez salarié, demandeur d’emploi ou même intérimaire.

Quel diplôme ?

Selon votre expérience et vos aspirations, vous pouvez prétendre à TOUS les diplômes, titres ou certificats du RNCP, du CAP au doctorat.
Vous pouvez soit aller directement sur le site du RNCP et faire la recherche en fonction de la discipline souhaitée de votre futur diplôme et voir ainsi par région tout ce qui vous est proposé. Pensez alors à regarder les postes accessibles à la sortie de ces études. En effet, le principe de la VAE est de partir des débouchés et métiers visés par la poursuite de ces études pour prétendre au diplôme. Si vous êtes dans le secteur d’activité & à l’un des postes listé, alors c’est de très bonne augure : GO !
Vous pouvez également demander de l’aide au CIBC par exemple ou d’autres spécialistes (indépendants ou organismes dédiés) qui vous guideront dans cette réflexion préalable du diplôme visé.
Il est possible de tenter votre chance sur plusieurs diplômes mais attention à ne pas vous répandre non plus.

Combien de temps cela prend-il ?

Entre le moment où vous commencez à remplir le premier livret et le jour de l’entretien avec le jury, comptez en moyenne un an. Après, bien entendu, cela dépendra du temps que vous y consacrerez…
C’est pourquoi, dès que vous avez validé votre livret 1, je vous suggère de l’inscrire sur votre CV. En effet, notez le diplôme projeté en indiquant : ” livret 2 VAE en cours”. Ainsi, si vous candidatez à un poste nécessitant ce niveau de diplôme,  elle sera étudiée comme toute autre candidature correspondant à ces attentes. Comme vous aurez passé la première étape, vous avez la légitimité de vous en prévaloir.

Quand se lancer dans sa carrière ?

Même si en effet une année suffit pour tenter sa chance, techniquement, tout niveau de diplôme confondu, on peut se demander si cela suffit pour faire le tour d’un métier et d’une fonction.
Plus vous aurez d’expérience et de possibilités d’analyse et de comparaison, plus votre livret sera riche et conduira de lui-même à une validation.

Combien cela coûte ?

  • l’accompagnement

Il faut compter en moyenne 1 000 € pour l’accompagnement. Souvent, il y a moyen d’être pris en charge pour cette partie. L’organisme en question sera défini par votre situation au moment de la validation du livret 1.
En effet, à tort, on peut imaginer que le payeur serait dépendant de votre situation au moment de l’envoi de votre première rédaction. En fait, il faudra étudier votre situation au jour de la décision de validation du livret 1 pour savoir auprès de quel organisme faire votre demande de prise en charge.
Par exemple : vous êtes demandeur d’emploi au moment de l’initiation de votre démarche de VAE. Lorsque vous êtes déclaré recevable, vous venez d’accepter une mission d’intérim. Ce ne serait donc pas Pôle Emploi mais le FAFTT qui devrait vous prendre en charge.
Attention : les règles du jeu des OPCA risquent de changer en 2019, à confirmer quant aux dispositifs de VAE.
Les conseils régionaux peuvent aussi être de très bons conseils voire  même financeurs…

  • pendant la VAE

Il faut, si vous la réalisez avec une université, payer les frais d’inscription à celle-ci. En effet, si vous validez votre démarche, votre diplôme sera le même que ceux qui auront suivi la formation cette même année. Vous êtes donc étudiant.
En plus, cela vous coûtera beaucoup de temps mais également des ouvrages et magazines divers et variés car vous devrez illustrer vos propos de théories ou recherches approuvées (pour les diplômes les plus élevés). Vous pouvez avoir le statut d’étudiant pendant cette VAE et bénéficier des tarifs afférents mais également des accès bibliothèque (réel ou dématérialisée).

  • pour l’entretien avec le jury

Alors là, ça peut se compliquer… Selon l’organisme qui vous fera passer le jury, il faudra penser à l’impression du nombre de dossiers obligatoires (pour ma part : 6 + le mien) ainsi que les frais d’expédition le cas échéant (colis de 4 kgs pour moi) voire de déplacement pour vous rendre au jury. Il est possible de trouver des prises en charge mais ce ne sera pas immédiat.
De tous ces frais annexes, hors train, j’ai fait divers devis car 7 x 226 pages, même recto verso ça a un coût à l’impression et à l’envoi et j’ai eu de tout : 300 € ou 100 € : comparez car même 100 euros, selon votre situation financière, ce n’est pas anodin.

Par où commencer ?

Faites le point.
Souhaitez-vous vraiment vous diriger vers cette démarche ? Pour quoi ? êtes vous conscient de ce que cela représente voire vous coûtera ? C’est avant tout un engagement envers vous-même, ne vous mettez pas en difficulté ni en échec.
Réfléchissez à votre marché de l’emploi. Certains métiers nécessitent l’obtention d’un diplôme particulier. Le site officiel est très bien conçu pour vous guider dans cette démarche.
Donc : Quels sont vos projets professionnels ? Pour quoi voulez-vous ce diplôme ? par satisfaction personnelle ? besoin professionnel ?

Quelles que soient les réponses, elles sont justes : ce sont les vôtres ! Alors je vous laisse y réfléchir et vous donne RDV même heure même endroit la semaine prochaine pour la partie technique et vous donnez des pistes pour réussir votre VAE…

RCV

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carrière sous précarisation et conséquences

Quelques définitions :

  • La carrière, c’est l’ensemble des étapes qui jalonnent la vie professionnelle. Elle est donc singulière et lui ressemble. 
  • La précarisation du travail, c’est lorsque les contrats conclus en la matière sont à durée limitée. Beaucoup d’emplois sont sous cette forme. Il s’agit donc des CDD bien sûr, mais aussi de l’intérim ou encore des vacations.

Le monde du travail d’hier à aujourd’hui :

Nos aînés ont peu connu la précarisation dans leur carrière. En effet, la majorité n’ont travaillé que dans une seule entreprise. Pour ce qui est du chômage, il existe en France depuis les années 40 mais un fort taux de chômage est à déplorer depuis les 70’s.  Nos parents ont donc pu ne pas connaitre le chômage (thème du billet de la semaine prochaine…) Pour ce qui concerne ce dernier point, la génération actuelle & les futures doivent et devront composer avec…

Quelques chiffres

En 2017, selon la source INSEE emploi, sur l’ensemble des contrats conclus, 74,8% étaient en CDI. Si ces chiffres sont stables depuis 35 ans,  selon une étude du Ministère du travail publiée en 2018, les embauches en CDD ont augmenté de 76% à 87% entre 1993 et 2017. De plus, les durées sont raccourcies sur les 16 dernières années : de 112 jours à 46 en 2017. Pour ce qui les concerne, les contrats de moins d’un mois représentent en 2017 83% des CDD (contre 57% en 1998). Bref, les CDI existent toujours en proportion importante mais les CDD ne sont pas en reste.

Sachez également que les entreprises ne peuvent pas recourir aux contrats précaires sans répondre aux obligations en la matière. De plus, des secteurs à forte saisonnalité ont besoin de main d’oeuvre supplémentaire seulement quelques semaines / mois par an, ou seulement le temps d’un contrat ou d’un chantier.

Les CDI existent… m’a-t-on dit !

Je ne sais pas vous, mais moi je n’en ai jamais eu de CDI. C’est grave Docteur Monde Professionnel ?

S’il est vrai que bon nombre de recruteurs apprécient les cheminements logiques et continus à la lecture d’un CV, rassurez-vous : tous les recruteurs ne sont pas identiques non plus. De plus en plus s’intéressent à ce que vous êtes et pouvez apporter à l’entreprise. Reste à tomber sur le bon…

Conséquences sur le CV et les procédures de recrutement

La grande majorité des travailleurs en poste ou en recherche ont eu un parcours scolaire et professionnel sinueux.  Ce parcours correspond à ce qu’ils ont vécu à ce moment ou à leurs besoins. Certains choix peuvent être purement alimentaires et financiers par exemple. Quant aux choix scolaires, les études souhaitées ont peut être dues être reportées d’un an.

De plus en plus de cadres décident après quelques années d’expériences de se reconvertir dans des métiers manuels, fatigués de la charge imposés par leurs postes. On voit donc bien que passer d’expert financier à fleuriste ne rentre pas dans les cases d’une carrière dites ‘normale’. (je ne reviendrai pas ici sur les notions de cases que j’ai déjà abordées mais je n’en pense pas moins).

Quels que soient vos choix, quelques soient vos expériences, VOUS êtes le point commun de votre parcours. Vous en êtes le centre et donc le fil conducteur.

L’essentiel est que vous puissiez expliquer les voix que vous avez empruntées, mêmes sinueuses : les resituer dans leurs contextes, voire ce qu’ils représentaient pour vous à ce moment de votre vie.

Et si c’était une chance ? 

Cela peut paraître étrange mais en effet, cela peut être une opportunité dans votre carrière pour :

  • découvrir le métier que vous avez choisi sans vous engager sur le long terme (à l’image des contrats de professionnalisation ou d’apprentissage)
  • vérifier que l’entreprise correspond à ce que vous en attendiez
  • répondre à vos besoins ou envies du moment : cela peut aussi être l’opportunité de ronronner sur un métier que vous connaissez déjà par exemple dans l’attente de peaufiner votre projet futur ou de voyager / découvrir de nouvelles contrées
  • cette expérience, même courte, peut être répondre à un manque dans votre carrière :
    • une compétence que vous n’aviez pas encore mise en oeuvre
    • un secteur d’activité où vous n’aviez pas encore fait vos preuves
  • le poste correspond parfaitement à vos aspirations. CDD ou CDI, quand on trouve chaussure à son pied c’est quand même dommage de passer à côté de son idéal…
  • Financièrement, les CDD vous permettent de toucher en fin de contrat une prime de précarité et votre prime de congés payés, ne prenant généralement pas de congés durant cette période travaillée. Vous bénéficiez également de tous les avantages sociaux de l’entreprise utilisatrice, en intérim ou en CDD, comme le 13è mois.
  • et bien sûr : le CDD est souvent la porte d’entrée des CDI dans l’entreprise !  Ils sauront vos qualités (et vos défauts) et pourront également vous rappeler pour une autre mission. Alors CDD ou pas, faites de votre mieux !

Et si c’était un choix ?

Enfin, certains salariés choisissent exclusivement des CDD, pour tout ou partie de ces raisons. C’est leur choix de carrière. Certains n’aiment pas la routine et ne se voient pas rester indéfiniment dans une entreprise.  Pour eux, les CDD sont clairement des opportunités et une recherche à part entière. Ils peuvent ainsi partir entre 2 contrats en vacances, avec les primes perçues par exemple.

Certains métiers s’y prêtent : des secteurs recherchent toujours de la main d’œuvre (métiers de bouche, bâtiment…), donc pour ces employeurs en CDD c’est toujours ça.

Pour conclure, la précarisation n’est pas une fin en soi ni un drame. C’est un état de fait du monde professionnel actuel.  Il ne faut pas la craindre. Vous pourriez même y gagner…

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