Jour 10 : let’s go

Jour 10 : Let’s go !

C’est la rentrée. C’est aussi l’heure de prendre votre envol !

Voici donc mon dernier présent de ce calendrier de l’après / de l’avent, Autrement. Ou plutôt les 2 derniers…

En effet, je vous propose 2 cadeaux pour vous accompagner cette année. Leurs objectifs sont multiples, notamment vous permettre de vivre & apprivoiser vos émotions ou encore travailler votre optimisme et votre positivité.

Nous avons vu au fil des jours de ce calendrier que les émotions se vivent et s’expriment. Les réprimer conduisent à des conséquences sur notre organisme, psychique et physique. Il est donc capital d’en faire quelque chose. Je vous propose donc ceci : les 2 pots de riz.

Vous connaissez probablement déjà le principe de cette expérience.

Vous mettez la même quantité de riz dans 2 pots identiques, conservées dans les mêmes conditions et au même endroit. Ce qui les différencie sera votre manière de les traiter. Vous vous défoulerez sur l’un et chérirez l’autre. Fonction de vos émotions, vous vous adressez tantôt à l’un tantôt à l’autre, respectivement selon si vos émotions sont négatives ou positives.

Ainsi, vous verrez leurs effets sur un organisme et en déduire ce qu’elles provoquent en vous… De plus, cela vous fait un défouloir et un déversoir à tout ce que vous traversez.

Spoil ! Au bout d’un certain temps, celui auquel vous avez déversé vos mauvaises émotions se gâtera et pourrira. L’autre restera intact.

Enfin, pour vous accompagner dans cette nouvelle année, et pour la traverser Autrement, je vous propose encore ceci, qui demande un peu plus de préparation : la tirelire à douceurs.

Vous choisissez un récipient, qu’il soit tel qu’il vous plaira. Et investissez dans une boite de sucres en morceaux (si vous sucrez votre boisson chaude préférée) ou de chocolats individuels (ou bonbons ou tout petit plaisir sucré ou salé à votre goût, en petite dose individuelle).

Ensuite, vous prédécoupez quelques bouts de papiers (et si vous preniez des feuilles de brouillon, pour joindre l’utile à l’agréable, mais avec une face sur laquelle vous pourrez écrire). Leur taille dépendra de vos doses individuelles de plaisirs gustatifs. Le papier servira à les envelopper.

Vous voilà fin prêt.e à débuter !

Cette fois, vous allez écrire une chose plaisante, positive sur un de ces petits bouts de papier à chaque fois que vous le souhaiter. Il peut s’agir de l’expression de votre joie, de votre fierté, de votre gratitude, de votre reconnaissance… Peu importe, toute chose que vous jugerez bon, doux ou agréable, selon ce que vous vivez.

Vous envelopperez ensuite un morceau de ‘friandise’ de ce bout de papier et le glisserez dans votre bocal. A chaque fois que vous le souhaiterez et en ressentirez le besoin ou l’envie.

Ces petites douceurs viendront ensuite apaiser vos moments plus difficiles. A chaque fois que vous traversez un moment difficile, vous pourrez piocher dans votre tirelire à douceurs.

C’est ce que je vous disais le 1er jour de ce calendrier de l’après. Vous pouvez capitaliser les bons moments pour vous aider à surmonter les plus difficiles. Mais pour ce faire, vous devez apprendre à les reconnaitre puis à les capitaliser. Voire même à les chérir, et à terme, à les provoquer.

Vous voilà fin prêts et équipés pour avancer dans cette nouvelle année. Avec tout ce que je vous souhaite d’épanouissements !

Cette reprise sera peut être un peu différente des autres. Elle sera assurément la plus consciente de toutes. Consciente de vous-même, de vos compétences et de vos capacités à mettre en place tout ce qui vous tient à cœur pour que votre vie et votre manière de vivre vous ressemblent.

Cette journée marque votre entrée active dans une nouvelle ère : la vôtre.

Celle où vous faites de vous votre priorité.

Celle où vous êtes positif et confiant.

Celle où vous vous engagez à faire de votre mieux ce qui vous incombe.

Celle où vous devenez votre meilleur ami, avec bienveillance et sincérité.

Celle où vous êtes optimiste, tout en restant lucide.

Celle où vous choisissez ce qui compte pour vous, et vous y consacrez.

Celle où vous êtes bien, confortable et aligné : en accord.

Tout est possible. Tout (re)commence. A vous d’écrire la vie que vous avez envie de vivre. Celle qui vous ressemble. Celle que vous méritez. Vous le valez bien !

Raphaëlle

Jour 9 : responsable & engagé

Jour 9 : Responsable et engagé !

Responsable : prendre ses responsabilités, toutes les siennes et rien que les siennes

Engagé : prendre des engagements envers soi et pour soi

Ce premier dimanche de l’année est aussi le dernier de ces congés. Celui avec lequel revient la vie, son cours avec son flow continu d’évènements à surmonter.

Débutons par les Engagements : 

Vous pouvez décider de vous battre contre ou de surfer sur ceux-ci. Vous perdrez moins d’énergie dans ce dernier cas. Dans le combat, s’il est important et mérite vos efforts : engagez-y vous, entièrement. 

Tout résulte dans le choix de vos combats. Donc dans le choix de ces sujets qui vous sont capitaux et incontournables. Vous devez acter que certains sujets sont moins importants que d’autres pour vous et d’avoir la sagesse de les différencier. Ensuite, vous pourrez vous y dédier.

Il est important de trier car si beaucoup de choses sont importantes pour vous, certaines peuvent être soit des combats perdus d’avance, soit des combats de moindre importance que d’autres. Et vous ne pouvez pas tout mener de front !

C’est donc important de faire des choix. Choisir ce qui prévaut dans nos vies et d’en prendre conscience. Et ensuite, en toute logique, d’agir en conséquence. Pour s’y consacrer à ces choix, vous devrez n’en sélectionner que quelques uns. Je vous le rappelle vous ne pouvez pas tout faire (si je vous jure, y en a qui ont essayé…)

Prendre ses responsabilités.

C’est important de constater que dans la vie nous influençons nous-même beaucoup de choses qui nous arrivent. Saviez-vous par exemple que lorsque vous êtes persuadé que tout va mal se passer…. tout se passe mal. Non pas parce que c’était ‘écrit’ mais parce que vous aurez décidé que cela se passerai ainsi. Votre cerveau est bien fait et n’imagine pas être en dissonance avec son hôte (vous). Donc pour ne pas être en conflit avec vous-même, il vous montrera ce qui vous donnera raison. Non pas parce que vous avez raison, entendez-moi bien, mais parce que votre cerveau va trier les informations de votre environnement et choisira de ne vous montrer que ce qui ira dans votre sens  en occultant sciemment tout se qui vous donnerai tort.

Et si vous pensiez maintenant avec autant de sincérité que tout se passera bien, vous aurez son pendant positif. Oh, un autre bienfait de la positivité !

Votre responsabilité, c’est aussi de maitriser la manière dont vous interagissez avec votre entourage, dans votre vie pro et dans votre vie perso. C’est à dire de vous engager dans vos rapports. D’y prendre vos responsabilités. C’est tout d’abord et avant tout parler en ne parlant que de vous. Pour ce faire, une astuce très efficace et prouvée par un maitre dans la communication interpersonnelle Marshall Rosenberg*, est l’usage du “Je” dans vos échanges.

On prend ses responsabilités dans chaque relation en s’ engageant pleinement mais seulement sur ce qui vous revient (à savoir la moitié lorsqu’il s’agit d’un couple par exemple). Il est important de prendre conscience que ce que nous laissons faire ou ce que nous nous infligeons à nous-même montre aux autres comment se comporter avec vous.

Il est ainsi important pour tous que chacun prenne ses propres responsabilités. Cela implique divers travers auxquels il est nécessaire de s’échapper. Vous me voyez venir ? Il est contre productif pour tous de faire à la place de l’un ou de compenser les manques d’un autre. Que ce soit dans les rapports professionnels ou privés,

Il est nécessaire de le différencier de l’aide apportée à la demande de quelqu’un. Je parle ici de combler ce que vous pensez être un manque mais qui ne relèverai pas de votre emploi par exemple : votre chef n’a pas fait ci ou un membre de votre équipe n’a pas fait ça. Vous estimez que ce manque sera préjudiciable et donc choisissez de réaliser cet acte manquant, pensant bine faire. Sachez que si c’est mal fait : vous en serez finalement responsable et si c’est bien fait, les mérites (s’ils existent) reviendront à celui qui en était initialement en charge. Ainsi, vous compensez un manque que personne n’aura donc observé et aurez empêché la personne concernée de prendre ses responsabilités.

Par ailleurs, lorsqu’il s’agit de compenser au sein même de l’équipe que vous piloter, vous vous imposez ici non en tant que chef mais en tant que pompier permanent et surtout vous n’êtes pas à votre place et les empêché tant de prendre vos responsabilités que de monter en compétences.

Donc il est important de prendre la mesure de vos responsabilités et seulement de celles-ci. Si ce n’est pas clair, c’est aussi de votre responsabilité de demander de vous les faire préciser…

Etre responsable et engagé sont des valeurs essentielles pour être bien dans sa vie, dans sa relation à soi-même et également avec les autres.

Raphaëlle

RDV demain matin !

* Marshall Rosenberg a créé la communication non violente (CNV) et a permis de mettre en place une  méthode efficace pour une communication assertive.

Jour 8 : Positivons !

Jour 8 : Positivons !

Cette année 2021 sera l’année de votre devenir.

Et si nous commencions l’année avec une bonne pratique ?

Je vous propose de travailler la positivité (psychologie positive, communication positive…).

En effet, aujourd’hui, soyez à votre écoute et écoutez ce que vous dites. Vous pourrez observer que nous parlons beaucoup en négatif.

  • n’hésitez pas
  • de rien
  • c’est pas mal…

Vous verrez que la négativité est installée dans nos échanges, naturellement, même si ce que nous souhaitons communiquer se veut engageant et positif.

En effet, nous avons une langue française très étoffée en automatismes négatifs. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui – et ensuite régulièrement – de modifier nos habitudes et de prendre conscience de tout cela.

Préférons à ces expressions négatives :

  • à votre écoute
  • je vous en prie
  • c’est bien !

Qu’aurait été l’année 2020 si au lieu des ” gestes barrières “, nous avions du réaliser des “gestes protecteurs ” ?

En tant que formatrice, je me suis par exemple rendue compte que je disais souvent pour imager mes propos à mes stagiaires « je dis n’importe quoi mais ça peut être ça ».

Je dénigre avant de le dire le contenu de mon propos alors que je pourrai me contenter de dire « par exemple ». Je double le côté négatif par la tournure négative et ensuite j’y appose un mais… Bref : à modifier.

Et vous, à quelle facilité négative vous livrez-vous ? que vous en ayez été conscients ou non jusqu’ici…

Flash scientifique : explications et origines de nos habitudes négatives

Pour des raisons de survie, nous avons travaillé et ancré depuis toujours des habitudes négatives avec comme seule nécessité de se défendre en cas d’attaque ou de fuir en cas de danger. Notre cerveau est donc conditionné.

Enfin, (et certainement le plus important) notre cerveau est incapable de comprendre la négation. J’en prends pour exemple de vous dire : ‘ne pensez pas à un éléphant rose’. Je sais. Vous l’avez imaginé cet éléphant rose !

En effet, il nous faut tout d’abord comprendre la tournure positive puis l’annuler. Cela entraine donc des biais de communication et des interprétations à foison ! Et ce, toute sa vie.

C’est pourquoi les personnes travaillant avec les jeunes enfants développent les subterfuges en la matière. Pour éviter qu’un enfant mette ses doigts dans la prise, on préférera : c’est dangereux et tu peux te faire mal en mettant ici tes doigts au lieu de ‘mets pas tes doigts dans la prise’. Au delà du simple manque de sens et d’explication, il est impossible que son cerveau comprenne cette négation et seulement le ton grave que vous aurez à coup sûr employé.

Il est donc plus qu’utile de chercher à communiquer de manière claire et précise pour permettre à tous de nous comprendre.

A méditer pour les incidences au travail…

La positivité est une manière de vivre, un choix. En choisissant le côté lumineux plutôt que le sombre de chaque situation, vous choisissez de vivre votre vie plutôt que la subir. 

Je vous le redis : il est plus difficile de chercher des solutions que de voir des problèmes, et c’est tellement plus enrichissant !

” C’est un choix le matin d’être positif ou pas”, a dit Alain Ducasse.

PS : Attention ! Vous devez aussi apprendre à non ! (cf le jour 4 de ce calendrier de l’après)

Raphaëlle

RDV demain matin !

quid de l’imposture professionnelle ?

L’IM-POSTEUR PROFESSIONNEL

Transmettre les bonnes pratiques professionnelles est souvent une bonne méthode pédagogique.  Mais échanger sur les plus mauvaises peut s’avérer très… efficace ! Voici ce que je vous propose ici, étant très sensible des  questions de postures professionnelles.

Aujourd’hui, vous êtes un professionnel et vos pratiques sont clairement influencées par vos anciens collègues ou supérieurs ? Vous êtes parfaitement normal : votre posture professionnelle est en effet imprégnée de vos expériences passées, qu’elles aient été positives ou négatives. 

En effet, combien de fois avez-vous décidé de prendre une posture par opposition à ce que vous avez vécu ? Vous avez sûrement dans votre vie, et plus spécifiquement ici dans votre carrière, pensé : “Quand je serai à sa place, je ferai tout autrement“.

On apprend de ceux à qui on veut ressembler et encore plus de ceux dont on souhaite être au plus éloigné !

Je me souviens d’un pot de départ où j’ai remercié mon supérieur hiérarchique. Je lui ai dit que je souhaitais devenir dans mon prochain poste le manager qu’il avait été pour moi, qu’il arborait la posture managériale que je souhaitais avoir. Je n’ai malheureusement pas pu le dire de tous… Au contraire, les autres m’ont inspiré beaucoup de sentiments parfaitement opposés, en m’apprenant ce qu’il ne faut surtout pas faire ! 

Alors selon vous, qu’est ce que l’im-posture professionnelle ?

Et surtout ceux et celles qui en sont coupables ! Ils ont tout ou partie de ces caractéristiques :

  • l’imposteur est celui qui ne détient pas les qualités attendues à ce poste et se comporte comme s’il était le spécialiste tout terrain
  • il fait souvent l’illusion, en tous cas au début (nous dirons qu’il a alors le bénéfice du doute à son arrivée et surtout qu’un incompétent n’a pas pu être recruté…)
  • il n’a pas les compétences et attitudes requises au poste (ne sait pas de quoi il parle et encore moins se présenter aux autres). Souvent, il n’admet jamais ses torts et rétorque : “oui je le savais, j’avais pas compris comme ça”
  • il peut être parfaitement imbus de sa petite personne et hautement pédant, sans en avoir les moyens…
  • il sait se faire plaindre de sa trop grande quantité de travail et se voit souvent retiré des missions pour le “soulager” par sa hiérarchie.
  • il répond souvent à côté de la question en réunion ou – à l’opposé – critique tout, mais ne propose rien.
  • arrivé à des responsabilités qu’il ne savait pas occuper, il rame et est dépassé. Plutôt que d’assumer ne pas parvenir à occuper correctement ses fonctions, il le cachera (plus ou moins bien) et essayera plutôt de faire illusion. C’est un écueil de ce que j’appelle la promotion managériale (cf ce billet : https://raphaellecoquibus.com/index.php/2018/10/16/stop-a-la-promotion-manageriale/)
  • enfin, l’imposteur peut être séducteur. Ainsi, il userait de ses charmes pour faire de vous ce qu’il ne fait pas lui-même… Il peut pour y parvenir être flatteur pour arriver à ses fins comme : “tu le feras mieux que moi”…

Je tiens à préciser que certains d’entre eux ne sont aucunement conscients qu’ils souffrent d’imposture. En effet, certains ont été ballottés de service en service sans jamais avoir été avisés de leurs manquements. On leur disait que c’était une promotion ou qu’ils y seraient mieux mais on leur cachait les véritables motivations de ce changement.

Ils n’ont donc jamais pu rétablir une posture adéquate… Mais en leur cachant et en procédant ainsi, leur imposture s’est ancrée davantage et renforcée, après vous imaginez le cercle vicieux je suppose…

Pourquoi faut-il faire quelque chose ?

  • L’image de laisser travailler un imposteur dans l’entreprise provoque un sentiment d’injustice pour les autres. L’ambiance au travail est dégradée dans le service concerné et cela peut même se répandre. La motivation au travail sera ainsi amputée d’autant et en plus l’imposture peut être contagieuse si les autres ont la sensation d’y gagner davantage qu’à travailler correctement…
  • Certains imposteurs commettent des erreurs qui peuvent coûter très cher à l’entreprise : l’incompétence & l’imposture ont des coûts directs et indirects !
  • Plus les imposteurs sont hauts dans la hiérarchie, plus les conséquences sont  lourdes humainement, financièrement en interne mais aussi en externe. Les prestataires ou clients peuvent soient y être confrontés soient en avoir entendu parler. L’image de l’entreprise sera alors entachée.

Quelles sont les solutions pour vous, collègues ?

Tout d’abord, voici les écueils de base :

Il est important de prendre du recul et de ne pas vous laisser aller à y passer vos nerfs. Ce serait un combat perdu d’avance et de l’énergie perdue.

Vous acharner contre lui le ferai passer pour une victime aux yeux des autres, il serait alors plaint et préservé. Vous auriez donc tout sauf ce que vous attendez… Le précipiter vous serait dommageable.

L’autre erreur régulière est de compenser. En faisant les choses à sa place, ou en corrigeant ses erreurs, vous sauvez certes la qualité de ce qui sort de votre service mais vous le couvrez et, d’une certaine manière, cautionnez son incompétence et accentuez son imposture.

Quelques solutions efficaces à mettre en oeuvre :

Celle-ci peut tenir dans ces adages : “rester à sa place” ou encore “wait and see”.

  • Pour ce dernier, la roue tourne ! Laissez la tourner naturellement. Il finira par se retrouver en face de ses responsabilités. j’en connais qui disaient “rendez-vous à la soritie ! “.
  • Pour la 1ère, vous n’avez pas suffisamment les moyens de faire autrement. Vous êtes son collègue pas son supérieur. Alors ne sortez pas de vos fonctions, ou sinon, même si vous aviez raison, le fait de vous être immiscé dans la situation vous sera reproché à vous et cela n’irait pas plus loin le concernant. On ne regarderai alors que la forme et non le fonds.

En revanche, vous pouvez (devez !) laisser à chacun ses responsabilités. La vôtre est de réaliser vos fonctions du mieux possible. Les vôtres seulement. En outrepassant les siennes et/ou celles de votre hiérarchie en termes de discipline ou de recadrage, vous allez au-delà de votre charge. En laissant la personne se confronter à ses manquements, elle devra assumer les conséquences de ses manquements. Et c’est ainsi, et seulement ainsi, qu’elle pourra avancer et trouver une posture plus adéquate, en apprenant de ses erreurs.

Cela est d’autant plus vrai si c’est votre manager l’imposteur ! Restez dans vos responsabilités et laissez lui les siennes.

Par ailleurs, les entretiens annuels peuvent être une bonne occasion d’échanger avec votre supérieur direct de la situation d’imposture que vous avez décelée.

Comment pouvez-vous le gérer en tant que manager ?

Si vous êtes manager de proximité, ne le confondez pas à outrance mais relevez ses erreurs et faites-lui en part en face à face. Concomitamment, faites savoir à la direction la situation afin qu’elle prenne également ses responsabilités. Votre feedback doit être objectif et non épidermique. Et le prendre en grippe vous empêcherai de réaliser votre métier de manager correctement. Votre responsabilité est de faire savoir les difficultés internes, c’est votre rôle d’alerte. Passée cette étape, vous n’êtes plus responsable de la situation, sauf à en assurer le suivi. La décision ne vous revient pas.

Si vous êtes un N++…, votre responsabilité est de vérifier ces manquements et soutenir vos encadrants de proximité en mettant des actions en oeuvre :

  • tutorat : par une personne pédagogue du service et dont la compétence est avérée et reconnue de tous afin que le tutoré puisse profiter de son aura. Il est évident qu’il faudra donner au tuteur les consignes adéquates à la situation et lui demander un retour de cette période de tutorat.
  • formation : en interne ou en externe, mettez un nom sur les compétences à acquérir et chercher le prestataire idéal.
  • coaching : selon l’imposture, vous pouvez faire appel à un coach pour l’aider.
  • procédure disciplinaire : il n’est pas aisé d’en arriver là mais c’est votre responsabilité. Certains manquements sont des fautes professionnelles préjudiciables et doivent être sanctionnées.

En tant que RH, votre rôle est notamment d’accompagner le manager de proximité et N++… dans leurs missions et leurs actions pour remédier à cette imposture. Les RH doivent être également force de proposition et soutien de l’imposteur ET de la ligne hiérarchique pour permettre à chacun de trouver la solution idéale.

En bref, il y a tant à apprendre des modèles que des imposteurs. L’essentiel étant de reconnaître et de dissocier l’un de l’autre… 

RCV

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carrière sous précarisation et conséquences

Quelques définitions :

  • La carrière, c’est l’ensemble des étapes qui jalonnent la vie professionnelle. Elle est donc singulière et lui ressemble. 
  • La précarisation du travail, c’est lorsque les contrats conclus en la matière sont à durée limitée. Beaucoup d’emplois sont sous cette forme. Il s’agit donc des CDD bien sûr, mais aussi de l’intérim ou encore des vacations.

Le monde du travail d’hier à aujourd’hui :

Nos aînés ont peu connu la précarisation dans leur carrière. En effet, la majorité n’ont travaillé que dans une seule entreprise. Pour ce qui est du chômage, il existe en France depuis les années 40 mais un fort taux de chômage est à déplorer depuis les 70’s.  Nos parents ont donc pu ne pas connaitre le chômage (thème du billet de la semaine prochaine…) Pour ce qui concerne ce dernier point, la génération actuelle & les futures doivent et devront composer avec…

Quelques chiffres

En 2017, selon la source INSEE emploi, sur l’ensemble des contrats conclus, 74,8% étaient en CDI. Si ces chiffres sont stables depuis 35 ans,  selon une étude du Ministère du travail publiée en 2018, les embauches en CDD ont augmenté de 76% à 87% entre 1993 et 2017. De plus, les durées sont raccourcies sur les 16 dernières années : de 112 jours à 46 en 2017. Pour ce qui les concerne, les contrats de moins d’un mois représentent en 2017 83% des CDD (contre 57% en 1998). Bref, les CDI existent toujours en proportion importante mais les CDD ne sont pas en reste.

Sachez également que les entreprises ne peuvent pas recourir aux contrats précaires sans répondre aux obligations en la matière. De plus, des secteurs à forte saisonnalité ont besoin de main d’oeuvre supplémentaire seulement quelques semaines / mois par an, ou seulement le temps d’un contrat ou d’un chantier.

Les CDI existent… m’a-t-on dit !

Je ne sais pas vous, mais moi je n’en ai jamais eu de CDI. C’est grave Docteur Monde Professionnel ?

S’il est vrai que bon nombre de recruteurs apprécient les cheminements logiques et continus à la lecture d’un CV, rassurez-vous : tous les recruteurs ne sont pas identiques non plus. De plus en plus s’intéressent à ce que vous êtes et pouvez apporter à l’entreprise. Reste à tomber sur le bon…

Conséquences sur le CV et les procédures de recrutement

La grande majorité des travailleurs en poste ou en recherche ont eu un parcours scolaire et professionnel sinueux.  Ce parcours correspond à ce qu’ils ont vécu à ce moment ou à leurs besoins. Certains choix peuvent être purement alimentaires et financiers par exemple. Quant aux choix scolaires, les études souhaitées ont peut être dues être reportées d’un an.

De plus en plus de cadres décident après quelques années d’expériences de se reconvertir dans des métiers manuels, fatigués de la charge imposés par leurs postes. On voit donc bien que passer d’expert financier à fleuriste ne rentre pas dans les cases d’une carrière dites ‘normale’. (je ne reviendrai pas ici sur les notions de cases que j’ai déjà abordées mais je n’en pense pas moins).

Quels que soient vos choix, quelques soient vos expériences, VOUS êtes le point commun de votre parcours. Vous en êtes le centre et donc le fil conducteur.

L’essentiel est que vous puissiez expliquer les voix que vous avez empruntées, mêmes sinueuses : les resituer dans leurs contextes, voire ce qu’ils représentaient pour vous à ce moment de votre vie.

Et si c’était une chance ? 

Cela peut paraître étrange mais en effet, cela peut être une opportunité dans votre carrière pour :

  • découvrir le métier que vous avez choisi sans vous engager sur le long terme (à l’image des contrats de professionnalisation ou d’apprentissage)
  • vérifier que l’entreprise correspond à ce que vous en attendiez
  • répondre à vos besoins ou envies du moment : cela peut aussi être l’opportunité de ronronner sur un métier que vous connaissez déjà par exemple dans l’attente de peaufiner votre projet futur ou de voyager / découvrir de nouvelles contrées
  • cette expérience, même courte, peut être répondre à un manque dans votre carrière :
    • une compétence que vous n’aviez pas encore mise en oeuvre
    • un secteur d’activité où vous n’aviez pas encore fait vos preuves
  • le poste correspond parfaitement à vos aspirations. CDD ou CDI, quand on trouve chaussure à son pied c’est quand même dommage de passer à côté de son idéal…
  • Financièrement, les CDD vous permettent de toucher en fin de contrat une prime de précarité et votre prime de congés payés, ne prenant généralement pas de congés durant cette période travaillée. Vous bénéficiez également de tous les avantages sociaux de l’entreprise utilisatrice, en intérim ou en CDD, comme le 13è mois.
  • et bien sûr : le CDD est souvent la porte d’entrée des CDI dans l’entreprise !  Ils sauront vos qualités (et vos défauts) et pourront également vous rappeler pour une autre mission. Alors CDD ou pas, faites de votre mieux !

Et si c’était un choix ?

Enfin, certains salariés choisissent exclusivement des CDD, pour tout ou partie de ces raisons. C’est leur choix de carrière. Certains n’aiment pas la routine et ne se voient pas rester indéfiniment dans une entreprise.  Pour eux, les CDD sont clairement des opportunités et une recherche à part entière. Ils peuvent ainsi partir entre 2 contrats en vacances, avec les primes perçues par exemple.

Certains métiers s’y prêtent : des secteurs recherchent toujours de la main d’œuvre (métiers de bouche, bâtiment…), donc pour ces employeurs en CDD c’est toujours ça.

Pour conclure, la précarisation n’est pas une fin en soi ni un drame. C’est un état de fait du monde professionnel actuel.  Il ne faut pas la craindre. Vous pourriez même y gagner…

RCV

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création de ma société : du co-working au co-walking

Comme beaucoup d’indépendants qui ont entrepris récemment et qui ne sont pas contraints par l’achat ou la location d’un local commercial pour exercer, je me suis posée la question d’un espace de coworking.

Au-delà de l’effet de mode qui tourne autour depuis quelques temps, j’ai été séduite par le bâtiment de l’un d’eux qui était en train de se monter sur Dijon. Quartier et bâtiment, historiques, j’avais cette idée fixe. Puis, je me suis demandé : recevoir dans un bureau ? Déjà vu… et en fait est ce vraiment ce que je veux et surtout, est-ce réellement ce que je fais ?

  • travailler dans un espace commun avec d’autres entrepreneurs ? pourquoi pas
  • un bureau dans une pépinière ? pourquoi pas
  • profiter de cette (superbe !) vitrine ? of course !
  • y organiser des évènements (before work ou formation tout en 1 notamment) ? “the cherish on the cake”
  • y accueillir tous ceux que j’accompagne ? en fait… non…

Sans le savoir, je pratique le co-walking. Cette pratique consiste à réaliser ses prestations en marchant dans divers lieux pour créer une relation différente et en toute confiance.

Pour plus d’informations sur ce sujet, voici un lien vers l’article qui m’a permis de connaitre cette appellation et donc de mettre un nom sur une de mes méthodes d’accomapgnement : https://www-capital-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.capital.fr/votre-carriere/troquez-lopen-space-pour-une-balade-en-foret-1287493?amp)

Pour en revenir au coworking et à un bureau, je n’envisageais pas finalement de faire mes accompagnements dans un office. En d’autres termes, je propose, selon le profil de la personne coachée, de la rencontrer dans un autre environnement (marche autour d’un lac, dans la ville, autour d’un soft…). Je propose aussi mes accompagnements individuels  à distance, avec Skype ou visio. Alors là non plus : pas besoin de bureau.

J’ai cependant garder cet espace comme alternative car l’avantage de ces espaces est de proposer également ses espaces à l’heure, à la demi-journée… donc pour les accompagnements individuels (coachings et appuis / écoute) qui me semblent plus adaptés à cette configuration, je profite de cette possibilité pour m’adapter au plus près de chaque individu.

L’Accompagnement Autrement c’est aussi proposer un environnement propice à la réussite de tous vos projets professionnels !

Quand j’étais salariée, pour être recrutée (et donc correspondre à la case que j’espérais), je devais supprimer des expériences ou compétences pour entrer dans les prérequis (je le faisais peu et mal car je n’aimais pas ce principe). J’ai encore essayé, sans m’en rendre compte, de rentrer dans des cases pendant la création de mon entreprise. Les cases qui disent : il faut faire comme les autres font, c’est comme ça que ça marche alors >> prends un bureau.

Finalement, je fais simplement comme je suis. Etes-vous prêts à devenir celle/celui que vous êtes ?

RCV

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la solitude du DRH : une fatalité ?

C’est un constat qu’il faut faire au cours de sa formation, avant de devenir DRH (ou RRH selon la structure): vous serez SEUL!

Rien n’est grave là-dedans sauf de ne pas y être préparé et surtout de subir.

A très vite dans leur cursus quand j’ai formé les futurs cadres RH. En outre, je pense sincèrement que nous sommes inégaux face à cette situation, selon notre tempérament. Il y a des personnes qui présument plus ou moins d’attention à ce qu’on pense d’eux. Il y a ceux qui veulent et aiment être consensuel et ceux qui n’en ont pas besoin. Je crois que les gens qui aiment leur métier incarnent les valeurs qui sont associées. Par exemple, les métiers de la vente doivent pouvoir s’adapter à leurs clients, à chacun d’eux, et de s’en faire apprécier. Pour moi, en RH, ce n’est pas la valeur première. Quand j’étais DRH, je voulais juste qu’on dise que j’étais juste! Je pense, et pense toujours, que si je faisais l’unanimité, c’est que je pensais à quelqu ‘ un (a minima à moi dans ce cas). Ne dit-on pas: plaire à tout le monde c’est plaire à n’importe qui?

Je crois qu’il n’y a rien de pire pour une organisation qu’un DRH qui n’est pas à sa place. (Ah si! Il y a pire: un DRH non soutenu dans sa posture par sa hiérarchie mais ce n’est pas le sujet.) Certes, cette posture peut différer d’une entreprise à une autre, mais seulement à la marge car une manière générale: ce ne sont ni les assistants sociaux ni les bourreaux!

Attention, je suis conscient qu’il n’y a pas que les bons DRH, comme dans tous les métiers, mais j’ai vu les ravages que cela a pu faire quand ils ont été envoyés à des personnes incompétentes techniquement voire mal intentionnées et malveillantes. J’avais pris la suite d’un spécimen et il m’a fallu plus d’un pour redonner confiance au poste de DRH, et encore …

On peut dire que ce poste de DRH est à la croisée des mondes :

  • celui des salariés  : même si personne ne vous y met, c’est quand même le cas. Vous êtes, comme eux, payé par la société qui vous emploie pour y faire tout ce qu’on vous reproche de surcroît. Pour l’anecdote, je me souviens avoir surpris les représentants du personnel en leur disant qu’ils me représentaient moi aussi au cours des instances du personnel, ainsi que la DG ! Cela ne leur est pas venu naturellement, c’est le moins que l’on puisse dire… j’avais chois un poste légèrement éloigné de mon domicile aussi, histoire de ne pas croiser mes collaborateurs pendant mes courses par exemple…
  • & celui de la direction :  J’ai tellement entendu que les RH étaient le bras armé de la direction, qu’ils sont naturellement catalogués voire vampirisés ou malmenés (certains peuvent y laisser leur chemise, au sens littéral du terme… Souvenez-vous du DRH d’Air France : ma DG m’avait ensuite interdit de porter une chemise en réunion d’IRP (lol)). Et cette dichotomie est d’autant plus forte si vous faites partie du comité de direction.

Comme si ces mondes s’opposaient !? L’un a besoin de l’autre, de façon réciproque, équitable et équilibrée.

Je l’ai vécue cette solitude et d’ailleurs je me suis installée à mon compte avec cette volonté d’être à l’écoute de ces professionnels et de leurs besoins qui, bien qu’ils assument pleinement leur rôle et les conséquences qui en découlent, peuvent parfois être en besoin du recul, de soutien et d’empathie. Vous me direz, et sa direction ?! alors oui, elle peut être un recours mais pas toujours… Imaginez que ce soit elle l’origine de ses difficultés (mêmes momentanées) ou encore qu’ils vivent les mêmes ? Et la direction générale a sa propre solitude aussi à devoir gérer.

De plus, ils sont souvent au même niveau hiérarchique que les autres directeurs, mais sont les seuls à avoir une vue (voire une prise) sur la carrière de ceux-ci. La réciproque n’existe pas. Ce qui les met aussi dans l’incapacité (qu’ont les autres directeurs par opposition) d’échanger librement avec leurs collègues.

Enfin, le RH est par définition celui vers lequel on se tourne quand on a un problème (qu’on soit de la direction ou un salarié). Il doit trouver des solutions, pas amener de nouveaux problèmes, non ?

Bref…

Je suis convaincu de la nécessité de ces métiers, pour autant que ce soit professionnel soit formé et sensibilisé. J’ai adoré mes missions (DRH et DG par intérim) car j’y étais préparée et avais ma propre bulle, où j’étais entendue et accompagnée, un exutoire en dehors de l’entreprise et de ma sphère familiale qui me permettait ‘être tout à fait à l’aise, notamment dans mes fonctions et mes décisions. Et vous?

Je suis votre écoute pour vous accompagner dans votre posture et vous souhaitez l’oxygène nécessaire pour demain. Alors: cadre, dirigeant, dirigeant et bien sûr DRH & RRH, décidez de vous aider et contactez-moi.

RCV

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