Jour 6 : Bye (et merci ?!) 2020 !

Jour 6 : au revoir 2020

Cette double vingtaine sera inoubliable, à plus d’un titre.

Pour les pires raisons mais également pour de belles réussites.

Il s’agit d’une année si particulière. Il est évident qu’il y a eu des moments très difficiles. Peut-être avez-vous eu à faire à cette Covid-19. Votre santé ou celle de vos proches a peut-être été altérée, de manière plus ou moins dramatique.

La résilience est certainement le mot de l’année (après Covid et coronavirus biensûr).

Certains ont découverts qui ils étaient en ces temps tumultueux. D’autres se sont sentis délaissés. Vous connaissez tous des entreprises en difficultés et certaines qui ont tiré leur épingle du jeu.

Ces temps sanitaires difficiles ont pour écho un pays – et un monde – à plusieurs vitesses. Où chacun a été plus ou moins en mesure de trouver son chemin.

C’est en effet l’heure du bilan de 2020.

Et vous savez ce qu’on dit : il y a ceux qui voient le verre moitié vide et ceux qui le voient moitié plein. D’ailleurs, ces derniers diraient aux premiers ” vide-le dans un plus petit et nous prend plus la tête “. (Ce n’est pas de moi mais j’aurai bien aimé ! ) 

En même temps, les 2 doivent co-exister pour se faire une idée de l’entièreté de la situation et rester lucide. Pour autant, il est nécessaire d’être conscient que si tout n’est pas parfait, tout n’est pas non plus catastrophique.  Comme souvent, tout est question de dosage : ” Le pire n’est jamais sûr. ” Des entreprises ont su se réinventer. Bon nombre de salariés ont eu des velléités d’indépendance ou de reconversions. En même temps, un certain nombre de personnes ont été aussi dans de difficiles tourments.

Cette année a été selon moi un accélérateur d’évènements individuels ou collectifs qui se seraient probablement produits sans cela, mais plus tard.

Alors je vous propose de réfléchir à ce que vous pourriez remercier de 2020. Et de la regarder… Autrement !

C’est un choix entre voir des problèmes ou chercher des solutions.
Alain Ducasse le disait : « le matin, c’est un choix que d’être positif ou pas ».

Avant les prochaines (presque) festivités qui arrivent dans 24 heures, quel est dans l’année ce qui vous aura rendu le plus heureux ?

Pour ma part, le premier confinement a été une belle parenthèse inattendue. Aussi triste soit-elle dans les faits et dans tout ce que cette crise aura causé de misères à bon nombre d’entre nous, cette pause – que je ne me serai jamais autorisée si je n’y avais pas été contrainte – m’a été bénéfique.

S’autoriser des pauses. S’autoriser, simplement.

Avoir le droit de ne rien faire, sans culpabiliser, sans se le reprocher.

Et continuer, après, de douces parenthèses avec soi.

Cette dernière journée de 2020 est une chance.

Celle de dire merci à cette année pour ce qu’elle nous aura apporté et surtout appris sur nous-même, notre capacité de résilience et de vivre chaque jour tel qu’il se présente, l’un après l’autre.

Et aussi lui dire au revoir (et un peu merde aussi : c’est nécessaire tant elle a quand même été pourrie).

Cependant, je retiendrai de cette année qu’elle était remarquable. Comme aucune autre auparavant. Elle aura eu le mérite de se faire remarquer celle-ci !

” Les plus grandes difficultés de la vie arrivent juste avant les plus grandes avancées. ” Billy Cox 

Vivement 2021 !

Raphaëlle

RDV demain matin !

PS : pour ce soir, il est l’heure de prendre soin de vous et de vos proches, d’être responsable, pour pouvoir fêter d’autres belles nouvelles années.

comment vivre son chômage

Je vous parlais la semaine passée des carrières jalonnées de CDD ou tout autre type de contrat précaire. La suite logique était de vous parler de ces moments de chômage que vous pouvez vivre entre 2 contrats.

Le chômage est rarement choisi, plus souvent subi. C’est une étape de votre parcours professionnel sans emploi. Cela signifie sans employeur, ni collègue, ni rythme de travail… mais pas sans activité. Socialement, le chômage est mal perçu. D’ailleurs les gens que vous rencontrez ne vous demande pas qui vous êtes mais ce que vous faites dans la vie. Répondre “demandeur d’emploi” est loin d’engager la conversation. Certains d’ailleurs doivent même croire que c’est contagieux ! Pourtant ce n’est révélateur que d’une partie de vous à un instant T. Cela ne vous définit pas, soyez en assuré !

Malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé de données statistiques sur le temps resté au chômage entre 2 contrats. En retour d’expérience, cette durée pour moi était de 3 mois en moyenne. Bien sûr, cette durée s’allonge s’autant si vous recherchez pendant l’été. Les recrutements continuent mais le marché est ralenti si ce n’est arrêté pendant les 15 premiers jours d’août.

Comment gérer ce temps de chômage ?

Voici plusieurs axes que je vous propose d’étudier :

Recherche d’emploi

Il en va de soi, c’est la première occupation du demandeur d’emploi : en retrouver un. Ceux qui n’ont jamais vécu cette étape ne peuvent imaginer le temps que cela prend de se consacrer à chercher un nouvel emploi. Il est fréquent que cela prenne 35 heures par semaine (oh… un temps plein !… un métier à part entière).

S’organiser

Vu le temps consacré annoncé, il est nécessaire de vous organiser car cela ne parait pas mais le temps est différent chez soi… Il passe plus vite et on est plus enclin à s’occuper des autres ou des choses mises de côté jusqu’alors. Alors S’OR-GA-NI-SER est la clé.

Vous devez garder un rythme sommeil / travail associé à semaine / weekend par exemple. Souvent, c’est une erreur de se laisser porter par un autre rythme. Quand vous prendrez votre prochain poste, cela sera beaucoup plus compliqué (et fatiguant) de vous ‘recaler’.

Ensuite, prévoyez votre planning par jour ou par semaine. Vous devez anticiper l’organisation de vos recherches. Par exemple, le matin : veille des offres à pourvoir et l’après-midi : rédaction des candidatures. Pensez également à vous déplacer dans les entreprises que vous souhaitez intégrer pour y déposer votre candidature même spontanée et surtout vous présenter.

Enfin, pensez au réseau : physique ou virtuel. Faites savoir à vos anciens chefs et collègues que vous êtes en recherche. Virtuellement, le réseau professionnel incontournable est LinkedIn. Il peut s’avérer très efficace pour retrouver un emploi. Il faut prendre conscience de la force du marché caché et ne pas se contenter de répondre aux offres vues. En effet, 80% des offres sont sur la marché dit caché. C’est un marché parallèle et officieux du travail où les offres se transmettent exclusivement par le bouche à oreille ou par cooptation. Ces offres ne se trouvent sur aucun site. Imaginez la manne d’emploi que cela représente !

Se faire accompagner

Vous pouvez vous rapprocher de votre agence intérim, de votre conseiller Pôle Emploi voire d’un coach spécialisé dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Tous peuvent vous conseiller sur les recherches d’offres et procédures, les éléments de votre candidature (retravailler CV et lettre de motivation), la préparation aux entretiens… Alors profitez de leurs expériences et connaissances pour vous servir !

Se socialiser

Difficile de sortir et de se mêler aux autres quand on n’est pas au top… Mais il est important, voire capital, de rester socialisé et entouré. Que pensez vous de vous visiter vos proches et ainsi de votre cercle vicieux dans lequel il est très facile de sombrer. Vous pouvez également participer à des beforwork ou afterwork qui vous permettent d’étendre votre réseau et de vous mêler aux autres. Ce sont des réunions entre professionnels qui se déroulent en début ou fin de journée (avant ou après le travail) Vous avez souvent accès aux données en vous inscrivant sur sur les groupes de votre région. Allez faire un tour sur Facebook ! Et n’oubliez pas, il y a de fortes chances que votre prochain emploi provienne de votre réseau. Bref, ne vous recroquevillez pas sur vous-même et créez des contacts.

Respect des obligations

Toucher des revenus de substitutions comme les Allocations de Retour à l’Emploi (ARE), cela se justifie et se mérite. Il est donc normal de montrer que vous œuvrez dans ce sens. “Tout travail mérite salaire” dit-on…

Recherche véritable et sincère

Ce travail de substitution qui mène à un revenu de substitution c’est principalement la recherche votre prochain emploi, dans les conditions définies par le payeur : Pôle emploi. Avez-vous pensé à mettre en place un tableau récapitulatif de vos démarches qui pourra prouver les actions que vous avez menées ?

Actualisation

Pour déclencher un éventuel paiement de votre ARE, vous devez vous actualiser. C’est à dire que mensuellement vous devrez informer les services de Pôle Emploi sur ce que vous avez vécu dans le mois. Ainsi, vous direz si vous avez, selon, travaillé, été en formation, en arrêt maladie, perçu une pension d’invalidité…

C’est de cette déclaration que pourra s’en suivre votre éventuelle indemnisation.

Déclaration

Ainsi, si vous avez travaillé, vous devrez déclarer le nombre d’heures que vous aurez travaillé et le revenu brut que vous aurez perçu. Comme il s’agit d’un revenu de substitution, vous ne pourrez pas cumuler l’entièreté de votre indemnisation et du revenu perçu sur le mois. Cependant, une partie après déclaration peut vous être versée, selon une formule définie par leurs services.

Il va sans dire que si vous ne déclarez pas un revenu, vous serez radié >> plus d’indemnisation chômage. CQFD… faut il vraiment que je vous démontre ces conséquences ??

Réflexion / Mise au point

Quelques semaines de chômage dans votre carrière est aussi l’occasion idéale de faire le point sur votre carrière et de faire éventuellement de nouveaux projets. Directement lié aux formations, l’un est le moyen de l’autre. Votre projet ici mûrit trouvera sa concrétisation (en partie tout au moins) par la formation. L’objectif est de donner l’élan ou la direction à votre carrière en fonction de vos besoins et aspirations.

Développement des compétences

Dans votre réflexion, vous avez dans l’idée de développer vos compétences. Entendez par ici par l’apprentissage d’un métier connexe au vôtre par exemple ou d’une spécialisation. Vous pouvez le réaliser notamment par la formation mais aussi par les stages. (voir ci-dessous)

Ancrage métier

Vos réflexions peuvent vous mener à la confirmation que votre métier actuel vous anime et vous épanouie (certes quand vous l’exercez… vous y reviendrez ! ). Dans ce cas, pourquoi ne pas mettre à jour vos connaissances avec les nouvelles tendances ou pratiques du secteur. Vous pouvez ainsi faire des lectures, vous mettre en contact avec des professionnels par les réseaux pro par exemple, pour faire connaitre votre situation tout en apprenant de nouvelles choses.

Nouveau projet

Vous pouvez bien sûr en venir aussi à la conclusion que vous ne faisiez pas ce qui vous plait vraiment. Ne serait- ce pas l’occasion de vous réorienter vers un métier que vous n’aviez pas en tête auparavant ou dans lequel vous n’avez jamais osé ou pu vous lancer ? Des aides à la réflexions telles que le bilan de compétences ou la VAE peuvent servir ce projet. (voir plus bas !)

Vous pourriez avoir envie de devenir indépendant et de vous lancer à votre compte. La encore, il est possible que votre conseiller pôle emploi vous donne son avis sur votre projet. Ils peuvent vous donner le recul ou les questions utiles autour de votre installation. De plus, il se peut que vous puissiez bénéficier de vos indemnités sous diverses formes (capital ou mensuel) dans votre création. Selon le secteur d’activité projeté, les services de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de votre département ou de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) peuvent également être une aide certaine dans le montage et la réalisation de votre projet. D’autres organismes peuvent aussi vous aider selon vos besoins et qui vous êtes. 

Stages

Il est souvent plus compliqué de se faire rémunérer pour quelque chose que de le faire gratuitement. Un stage, différemment d’une formation, est l’occasion de pratiquer sur le terrain ou de vous tester sur quelque chose de nouveau. C’est aussi une bonne occasion de vous faire connaitre de l’entreprise en question. Qui sait les suites possibles de ce stage ?…

Formation

Voici un lien avec un billet que j’ai publié à ce sujet pour éviter les redites…

https://raphaellecoquibus.com/index.php/2018/05/28/se-former-comment-pourquoi/

Pour ce qui est de votre recherche d’emploi, vous lancer dans une formation permet de combler un manque dans votre parcours et de montrer un réel investissement dans votre métier. l’ensemble de ces prestations peuvent être financièrement pris en charge, que ce soit par vos propres droits (voir CPF) ou par divers organismes. Pour une mise à jour de vos connaissances professionnelles, voici quelques outils à votre disposition en la matière :

Bilan de compétences

Il s’agit d’une démarche personnelle dans laquelle vous pouvez vous lancer même en tant que salarié. En cas de doute ou besoin de recul sur votre carrière, c’est un outil très prisé et efficace. Organisé en plusieurs RDV individuels, vous échangerez sur ce que vous aimez faire ou dans quel environnement vous êtes le plus épanouis.

Accompagné par des spécialistes, le plus connu étant l’entreprise CIBC, vous étudierez toutes les aptitudes et compétences que vous avez et découvrirez les métiers qui s’y rapportent. Vous pourrez envisager une nouvelle carrière ou vous conforter dans celle que vous avez entreprise.

VAE

La Validation des Acquis par l’Expérience est une démarche personnelle que vous pouvez réaliser pour tenter l‘obtention d’un diplôme par la présentation de votre expérience. Vous réaliserez tout d’abord un premier livret (livret 1) pour que l’organisme puisse juger de la cohérence de votre démarche. S’ils la valide, vous réaliserez ensuite le livret 2. Celui-ci est le document officiel qui détaille votre expérience en fonction du référentiel afférent au diplôme visé. Vous pourrez être accompagné dans sa rédaction. Ensuite, vous le présenterez devant un jury.

La moyenne de réalisation de cette démarche est d’un an. En ce qui me concerne, j’ai mis 18 mois. C’est très chronophage et émotionnellement fort mais a le mérite, si vous la valider complètement, de faire de vous le lauréat  d’un nouveau diplôme. A partir d’un an d’expérience dans un métier, vous pouvez dorénavant prétendre à demander le diplôme afférent. Ce serait le même que celui que vous auriez eu à aller à l’école pour suivre la formation en continu. Cela peut être nécessaire selon votre objectif professionnel.

CPF

= Compte Personnel de Formation. Il s’agit de votre décompte de droits à la formation. Sous forme d’heures (et bientôt financière), vous pouvez les utiliser  pour suivre des formations en tant que salarié ou demandeur d’emploi.  C’est important de vous interroger sur les diverses formations que vous souhaitez, voire devriez, suivre quand vous pouvez plus facilement vous organiser pour ce faire. Voici le lien officiel sur lequel vous pouvez créer votre compte et suivre vos crédits :
https://www.moncompteactivite.gouv.fr/cpa-public/

Par exemple, certains métiers sont bilingues. En tant que salarié, il peut être difficile de prendre le temps de se perfectionner en langue étrangère. Cependant, c’est une vraie valeur ajoutée sur votre candidature.

MOOC

En avez-vous déjà entendu parler ? Ce sont des cours sur internet, sous forme de vidéo très majoritairement. Ces outils sont particulièrement intéressants pour apprivoiser un thème nouveau ou pour développer vos connaissances. Vous en trouverez de nombreux. Attention cependant à vérifier leur légitimité. Certains peuvent aussi être payants ou nécessiter un abonnement. En tant que demandeur d’emploi, sur openclassroom par exemple, vous pouvez bénéficier de leur abonnement premium gratuitement et suivre ainsi tous leurs modules sans restrictions (hors formations diplômantes).

Pôle Emploi

Certaines formations peuvent et sont mises en oeuvre pour développer vos compétences ou vous aider dans vos démarches. Par ailleurs, ils sont susceptibles de prendre en charge certaines formations, si elles répondent à des critères prédéfinis par leurs services ou par votre Conseil Régional. Cette administration est aussi force de propositions en la matière. Je vous conseille là encore de vous rapprocher de votre conseiller et de faire le point avec lui sur les modules ou formations qu’il préconise en fonction de votre profil et de vos ambitions.

Pause

J’hésitais entre pause et se poser. C’est en effet aussi l’occasion de faire une pause et prendre le recul nécessaire à toutes les choses évoquées plus en amont de ce billet. Cela s’ajoute à vos recherches d’emploi qui, je vous le rappelle, est obligatoire.

S’impliquer dans autre chose

Il est probablement temps de vous impliquer dans un projet personnel que vous n’aviez pu réaliser jusqu’alors. Se consacrer à vos proches ou prendre du temps pour vous remettre au sport. La marche ou le running fait du bien physiquement et moralement : c’est scientifiquement prouvé. Pensez à vous aérer et entrer ça dans votre planning, d’autant que ça ne coûte rien.

Week-end

Il est autorisé de prendre des congés pendant votre période de chômage. Le saviez-vous ? et vous y autoriseriez-vous ? Evidemment, il faut que vos finances vous le permettent. Cela peut-être un weekend à la campagne. Les Seychelles c’est surfait non ?! (en tous cas dans ces conditions c’est ce qu’on devrait se dire…). Mais sortir de ce train-train assez lourd émotionnellement peut vous revigorer et vous permettre de vous donner l’entrain nécessaire pour continuer vos démarches.

Cases vides

Je vous ai laissé quelques cases vides afin que vous vous appropriez votre période de chômage. Remplissez-les de ce que vous voulez ou avez besoin. Et si vous le souhaitez, partagez-les !

Conclusion

Ces conseils et propositions valent également lorsque vous connaissez déjà votre projet emploi, au moins en partie…

Bien sûr, le problème dans le chômage c’est quand il dure et de ne pas en voir la fin. Je tente ici de dresser un portrait optimiste du chômage. Bien sûr que c’est une image édulcorée et qu’on ne la vit pas ainsi, en tous cas pas tous les jours… On se sent pas toujours dans de bonnes considérations mais justement autant voir le revers de la médaille. Après tout, pourquoi ne pas prendre les aléas comme ils viennent ? Coluche disait : “ La vie mettra des pierres sur ton chemin. A toi de choisir si tu en fais un mur ou un pont. ” Alors, votre chômage sera votre pont ou votre mur ?

RCV

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