Positivité = l’auto bien-être

ETRE POSITIF : OUTIL PERSONNEL DE BIEN-ETRE

Je vous proposais dans le premier billet de cette année 2019 d’être bien, notamment au travail. J’y évoquais que nous avons tous des responsabilités dans le fait de l’être, ou non. Pour le (re)lire, suivez ce lien : https://raphaellecoquibus.com/index.php/2019/01/08/etre-bien-au-travail-notre-responsabilite/

& parce qu’être positif ça s’apprend et se travaille (les études l’ont prouvé) et a un réel intérêt dans nos vies, parce que les médias et les actualités sont davantage source d’apports négatifs,  je vous propose de positiver !

Qu’est ce que la psychologie positive ?

“La psychologie positive repose sur des fondations présentes en chacun d’entre nous : l’expérience du bien-être, la quête de sens et l’espoir d’un monde plus humain pour tous. ” (selon le magazine Psychologies -décembre 2018)

Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie a montré en 2015 notamment “que voir la vie en rose pourrait nous permettre de nous éviter beaucoup de maladies”. Sur les 200 jeunes adultes interrogés, ceux qui ont éprouvé le plus d’émotions positives (mais aussi la surprise et la peur preuves de curiosité), ont présenté des niveaux plus bas de marqueurs connus pour leur rôle contre les infections.

Est-ce facile d’être positif ?

Ceux qui le sont et se font railler vous le diront : non. Trouver du positif là où les autres ne voient que du négatif est souvent être pris pour un “bisounours”. Ce n’est pas donné à tout le monde !

Les personnes plus négatives vous disent avoir besoin de se préparer au pire. Opinion qui se défend… Mais savez-vous que s’y préparer, c’est aussi le rendre réel et le pousser à se réaliser. Cela signifie qu’à force de ne penser qu’au pire qu’il peut se produire. Notre cerveau est bien fait : il ne veut pas nous contredire et nous montrera tous les signes qui abonderont dans notre sens. Il ne manquerait plus qu’on ne soit pas d’accord avec nous-même ! Donc quand on pense et anticipe que tout se passera mal, notre cerveau nous montrera et analysera la situation pour nous donner raison. Alors, c’est un cercle vicieux…

Et si en ne s’attendant qu’au pire, on se privait de tous ces petits bonheurs du quotidien : une petite réussite comme avoir éviter de se tâcher avec son café le matin, le bruit d’une feuille sèche sous nos pieds, un petit rayon de soleil qui réchauffe nos âmes dans ces jours de froid, le regard de quelqu’un qui vous veut du bien, un mot doux d’un proche… Ne cherchant que le pire de chaque situation, serions-nous encore capable de voir les belles surprises qui nous seraient réservées ? “Non”, me direz-vous. et pour cause, on ne trouve toujours que ce que l’on cherche, que cela soit positif ou négatif.

Il est important de préciser ce que positiver n’est pas. Ce n’est pas ironiser sur les personnes ou les situations, les juger futiles ou encore ne pas prendre les événements au sérieux. C’est chercher une fenêtre dans l’obscurité par laquelle la lumière peut ou pourra passer.

Quelle relation existe-t-il entre argent & bonheur ?

Pierre Choderlos de Laclos dans son oeuvre Les liaisons dangereuses écrivait : “l’argent ne fait pas le bonheur, mais il faut avouer qu’il le facilite beaucoup.” D’autres le disent autrement : “si l’argent ne suffit pas au bonheur, il y contribue”.

Une étude de la Harvard Business School de 2009 donne davantage de précisions sur ce sujet. L’influence de la richesse sur le bonheur est en fait surestimée. L’argent ne contribue pas tant au bonheur qu’on ne l’imagine. D’ailleurs, vous pouvez demander à tous ces cadres qui gagnaient très bien leur vie et qui pourtant ont décidé de se reconvertir dans l’artisanat quitte à voire leur pouvoir d’achat nettement diminué.

Les diverses études sur la motivation au travail laissent transparaître l’intérêt évident de la question de la rémunération bien sûr mais elle n’est jamais centrale et rarement la première source de satisfaction. D’autres éléments doivent s’y ajouter notamment de nos jours le sens du travail réalisé, l’ambiance dans l’équipe, la qualité de son manager…

Mais il serait illusoire de penser que l’argent n’est considéré par personne comme source de joie ou de bonheur. Avoir une prime ou gagner au loto est tout de même un bonheur dont on doit profiter voire célébrer si cela nous arrivait…

A contrario, combien de personnes riches financièrement sont insatisfaits de leur vie ? Certains ne savent pas ce qui a motivé leur rapprochement avec d’autres personnes de leur entourage, doute des sentiments qui leurs sont portés, ou encore de ces “proches” qui n’ont d’intérêt que pour leur compte en banque et cela les conduit souvent à s’isoler du reste du monde. 

Bref, tout dépend d’où on se place et de ce qu’on vit…

Comment être positif ?

Etre entouré de personnes positives peut vous rendre positif…

C’est probablement l’information la plus importante de ce billet. C’est le principe de la propagation dynamique du bonheur mise en avant par l’université de Californie en 2008. Il a ainsi été prouvé que vous entourer de gens heureux était bon pour votre vie. En conséquence, il pourrait être intéressant de vous demander par quelles types de personnalités vous êtes entouré.  Votre réponse pourra alors révéler qui vous influence, votre pensée et votre état d’esprit. Cette influence vous est-elle positive alors ou néfaste ? D’ailleurs, vous savez surement que les émotions sont contagieuses. Cela a été prouvé également mais voici d’autres études scientifiques liées à la notion de bonheur :

  • L’université de Bristol a prouvé en 2008 que votre humeur est améliorée significativement lorsque vous faites du sport les jours où vous travaillez. Cela aurait également un effet positif sur votre productivité et vous aiderait à mieux gérer votre stress.
  • Quant à elle, l’université de Californie (Berkeley) a conclu de son étude de 2008 que dépenser de l’argent pour les autres favorise le bonheur. 
  • L’université de Pennsylvanie a développé la science de la Gratitude, théorie par laquelle plus on fait preuve de gratitude (grâce à cette expression à compléter ‘Merci pour xxx’), plus on augmente notre niveau de satisfaction et de bonheur.
  • Enfin, pour ne citer que ces 4 retours prouvés et scientifiques, le neuro-économiste Paul Zak explique que le simple fait de faire 8 câlins par jour peut augmenter les niveaux d’ocytocines dans votre corps et ainsi vous entrainer à vous rendre plus heureux.

Prêts ? Si oui, attendez peut-être d’avoir terminé la lecture de ce billet avant d’y aller… Merci pour ça aussi…

Conséquences de prendre la positivité au sérieux :

  • au travail :
    • baisse des coûts indirects (absences, baisse de rentabilité pour forme en berne…) en diminuant les risques d’être malade
      • cela fonctionne selon l’étude de Carnegie Mellon pour le rhume et la grippe ou en y étant plus résistants. Cette étude par cette université américaine de Pittsburgh en Pennsylvanie a souligné l’impact positif des pensées positives dès 2011.
    • augmentation de la productivité (on l’a évoqué précédemment)
  • en tant que manager / dirigeant : utiliser la contagion des émotions est une réelle plus-value dans vos missions. Si vous êtes positif, vous aurez tendance naturellement à transmettre cet optimiste et à vous transformer peu à peu, naturellement en leader. Tout en restant honnête bien sûr, ne survenez pas le plan social à venir comme LA chance du siècle pour vous et votre équipe non plus. On sentira venir le fake.
  • personnellement : plus de joie de vivre c’est aussi profiter davantage de tous les moments et décupler les bons ! Et augmente la durée de vie au fait…

Certains moments de vie ne permettent pas toujours de positiver. Les deuils ou encore les maladies lourdes, longues, graves que nous traversons personnellement ou vécues par nos proches nous affectent. Ces moments doivent être vécus et non occultés, ni amplifiés ou encore minimisés.

Pour aller plus loin

Des auteurs ont écrit des ouvrages sur l’optimisme et je vous propose de découvrir Osez l’optimisme. Plébiscité et validé par tous ceux qui y ont plongé, Catherine Testa vous propose une voie vers vous-même en écoutant la voix de l’optimiste qui est en vous. Je vous le recommande…

Quoi qu’il en soit, le pire n’est jamais sûr alors… SOURIEZ & ENJOY 

RCV

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comment vivre son chômage

Je vous parlais la semaine passée des carrières jalonnées de CDD ou tout autre type de contrat précaire. La suite logique était de vous parler de ces moments de chômage que vous pouvez vivre entre 2 contrats.

Le chômage est rarement choisi, plus souvent subi. C’est une étape de votre parcours professionnel sans emploi. Cela signifie sans employeur, ni collègue, ni rythme de travail… mais pas sans activité. Socialement, le chômage est mal perçu. D’ailleurs les gens que vous rencontrez ne vous demande pas qui vous êtes mais ce que vous faites dans la vie. Répondre “demandeur d’emploi” est loin d’engager la conversation. Certains d’ailleurs doivent même croire que c’est contagieux ! Pourtant ce n’est révélateur que d’une partie de vous à un instant T. Cela ne vous définit pas, soyez en assuré !

Malgré mes recherches, je n’ai pas trouvé de données statistiques sur le temps resté au chômage entre 2 contrats. En retour d’expérience, cette durée pour moi était de 3 mois en moyenne. Bien sûr, cette durée s’allonge s’autant si vous recherchez pendant l’été. Les recrutements continuent mais le marché est ralenti si ce n’est arrêté pendant les 15 premiers jours d’août.

Comment gérer ce temps de chômage ?

Voici plusieurs axes que je vous propose d’étudier :

Recherche d’emploi

Il en va de soi, c’est la première occupation du demandeur d’emploi : en retrouver un. Ceux qui n’ont jamais vécu cette étape ne peuvent imaginer le temps que cela prend de se consacrer à chercher un nouvel emploi. Il est fréquent que cela prenne 35 heures par semaine (oh… un temps plein !… un métier à part entière).

S’organiser

Vu le temps consacré annoncé, il est nécessaire de vous organiser car cela ne parait pas mais le temps est différent chez soi… Il passe plus vite et on est plus enclin à s’occuper des autres ou des choses mises de côté jusqu’alors. Alors S’OR-GA-NI-SER est la clé.

Vous devez garder un rythme sommeil / travail associé à semaine / weekend par exemple. Souvent, c’est une erreur de se laisser porter par un autre rythme. Quand vous prendrez votre prochain poste, cela sera beaucoup plus compliqué (et fatiguant) de vous ‘recaler’.

Ensuite, prévoyez votre planning par jour ou par semaine. Vous devez anticiper l’organisation de vos recherches. Par exemple, le matin : veille des offres à pourvoir et l’après-midi : rédaction des candidatures. Pensez également à vous déplacer dans les entreprises que vous souhaitez intégrer pour y déposer votre candidature même spontanée et surtout vous présenter.

Enfin, pensez au réseau : physique ou virtuel. Faites savoir à vos anciens chefs et collègues que vous êtes en recherche. Virtuellement, le réseau professionnel incontournable est LinkedIn. Il peut s’avérer très efficace pour retrouver un emploi. Il faut prendre conscience de la force du marché caché et ne pas se contenter de répondre aux offres vues. En effet, 80% des offres sont sur la marché dit caché. C’est un marché parallèle et officieux du travail où les offres se transmettent exclusivement par le bouche à oreille ou par cooptation. Ces offres ne se trouvent sur aucun site. Imaginez la manne d’emploi que cela représente !

Se faire accompagner

Vous pouvez vous rapprocher de votre agence intérim, de votre conseiller Pôle Emploi voire d’un coach spécialisé dans l’accompagnement des demandeurs d’emploi. Tous peuvent vous conseiller sur les recherches d’offres et procédures, les éléments de votre candidature (retravailler CV et lettre de motivation), la préparation aux entretiens… Alors profitez de leurs expériences et connaissances pour vous servir !

Se socialiser

Difficile de sortir et de se mêler aux autres quand on n’est pas au top… Mais il est important, voire capital, de rester socialisé et entouré. Que pensez vous de vous visiter vos proches et ainsi de votre cercle vicieux dans lequel il est très facile de sombrer. Vous pouvez également participer à des beforwork ou afterwork qui vous permettent d’étendre votre réseau et de vous mêler aux autres. Ce sont des réunions entre professionnels qui se déroulent en début ou fin de journée (avant ou après le travail) Vous avez souvent accès aux données en vous inscrivant sur sur les groupes de votre région. Allez faire un tour sur Facebook ! Et n’oubliez pas, il y a de fortes chances que votre prochain emploi provienne de votre réseau. Bref, ne vous recroquevillez pas sur vous-même et créez des contacts.

Respect des obligations

Toucher des revenus de substitutions comme les Allocations de Retour à l’Emploi (ARE), cela se justifie et se mérite. Il est donc normal de montrer que vous œuvrez dans ce sens. “Tout travail mérite salaire” dit-on…

Recherche véritable et sincère

Ce travail de substitution qui mène à un revenu de substitution c’est principalement la recherche votre prochain emploi, dans les conditions définies par le payeur : Pôle emploi. Avez-vous pensé à mettre en place un tableau récapitulatif de vos démarches qui pourra prouver les actions que vous avez menées ?

Actualisation

Pour déclencher un éventuel paiement de votre ARE, vous devez vous actualiser. C’est à dire que mensuellement vous devrez informer les services de Pôle Emploi sur ce que vous avez vécu dans le mois. Ainsi, vous direz si vous avez, selon, travaillé, été en formation, en arrêt maladie, perçu une pension d’invalidité…

C’est de cette déclaration que pourra s’en suivre votre éventuelle indemnisation.

Déclaration

Ainsi, si vous avez travaillé, vous devrez déclarer le nombre d’heures que vous aurez travaillé et le revenu brut que vous aurez perçu. Comme il s’agit d’un revenu de substitution, vous ne pourrez pas cumuler l’entièreté de votre indemnisation et du revenu perçu sur le mois. Cependant, une partie après déclaration peut vous être versée, selon une formule définie par leurs services.

Il va sans dire que si vous ne déclarez pas un revenu, vous serez radié >> plus d’indemnisation chômage. CQFD… faut il vraiment que je vous démontre ces conséquences ??

Réflexion / Mise au point

Quelques semaines de chômage dans votre carrière est aussi l’occasion idéale de faire le point sur votre carrière et de faire éventuellement de nouveaux projets. Directement lié aux formations, l’un est le moyen de l’autre. Votre projet ici mûrit trouvera sa concrétisation (en partie tout au moins) par la formation. L’objectif est de donner l’élan ou la direction à votre carrière en fonction de vos besoins et aspirations.

Développement des compétences

Dans votre réflexion, vous avez dans l’idée de développer vos compétences. Entendez par ici par l’apprentissage d’un métier connexe au vôtre par exemple ou d’une spécialisation. Vous pouvez le réaliser notamment par la formation mais aussi par les stages. (voir ci-dessous)

Ancrage métier

Vos réflexions peuvent vous mener à la confirmation que votre métier actuel vous anime et vous épanouie (certes quand vous l’exercez… vous y reviendrez ! ). Dans ce cas, pourquoi ne pas mettre à jour vos connaissances avec les nouvelles tendances ou pratiques du secteur. Vous pouvez ainsi faire des lectures, vous mettre en contact avec des professionnels par les réseaux pro par exemple, pour faire connaitre votre situation tout en apprenant de nouvelles choses.

Nouveau projet

Vous pouvez bien sûr en venir aussi à la conclusion que vous ne faisiez pas ce qui vous plait vraiment. Ne serait- ce pas l’occasion de vous réorienter vers un métier que vous n’aviez pas en tête auparavant ou dans lequel vous n’avez jamais osé ou pu vous lancer ? Des aides à la réflexions telles que le bilan de compétences ou la VAE peuvent servir ce projet. (voir plus bas !)

Vous pourriez avoir envie de devenir indépendant et de vous lancer à votre compte. La encore, il est possible que votre conseiller pôle emploi vous donne son avis sur votre projet. Ils peuvent vous donner le recul ou les questions utiles autour de votre installation. De plus, il se peut que vous puissiez bénéficier de vos indemnités sous diverses formes (capital ou mensuel) dans votre création. Selon le secteur d’activité projeté, les services de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de votre département ou de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) peuvent également être une aide certaine dans le montage et la réalisation de votre projet. D’autres organismes peuvent aussi vous aider selon vos besoins et qui vous êtes. 

Stages

Il est souvent plus compliqué de se faire rémunérer pour quelque chose que de le faire gratuitement. Un stage, différemment d’une formation, est l’occasion de pratiquer sur le terrain ou de vous tester sur quelque chose de nouveau. C’est aussi une bonne occasion de vous faire connaitre de l’entreprise en question. Qui sait les suites possibles de ce stage ?…

Formation

Voici un lien avec un billet que j’ai publié à ce sujet pour éviter les redites…

https://raphaellecoquibus.com/index.php/2018/05/28/se-former-comment-pourquoi/

Pour ce qui est de votre recherche d’emploi, vous lancer dans une formation permet de combler un manque dans votre parcours et de montrer un réel investissement dans votre métier. l’ensemble de ces prestations peuvent être financièrement pris en charge, que ce soit par vos propres droits (voir CPF) ou par divers organismes. Pour une mise à jour de vos connaissances professionnelles, voici quelques outils à votre disposition en la matière :

Bilan de compétences

Il s’agit d’une démarche personnelle dans laquelle vous pouvez vous lancer même en tant que salarié. En cas de doute ou besoin de recul sur votre carrière, c’est un outil très prisé et efficace. Organisé en plusieurs RDV individuels, vous échangerez sur ce que vous aimez faire ou dans quel environnement vous êtes le plus épanouis.

Accompagné par des spécialistes, le plus connu étant l’entreprise CIBC, vous étudierez toutes les aptitudes et compétences que vous avez et découvrirez les métiers qui s’y rapportent. Vous pourrez envisager une nouvelle carrière ou vous conforter dans celle que vous avez entreprise.

VAE

La Validation des Acquis par l’Expérience est une démarche personnelle que vous pouvez réaliser pour tenter l‘obtention d’un diplôme par la présentation de votre expérience. Vous réaliserez tout d’abord un premier livret (livret 1) pour que l’organisme puisse juger de la cohérence de votre démarche. S’ils la valide, vous réaliserez ensuite le livret 2. Celui-ci est le document officiel qui détaille votre expérience en fonction du référentiel afférent au diplôme visé. Vous pourrez être accompagné dans sa rédaction. Ensuite, vous le présenterez devant un jury.

La moyenne de réalisation de cette démarche est d’un an. En ce qui me concerne, j’ai mis 18 mois. C’est très chronophage et émotionnellement fort mais a le mérite, si vous la valider complètement, de faire de vous le lauréat  d’un nouveau diplôme. A partir d’un an d’expérience dans un métier, vous pouvez dorénavant prétendre à demander le diplôme afférent. Ce serait le même que celui que vous auriez eu à aller à l’école pour suivre la formation en continu. Cela peut être nécessaire selon votre objectif professionnel.

CPF

= Compte Personnel de Formation. Il s’agit de votre décompte de droits à la formation. Sous forme d’heures (et bientôt financière), vous pouvez les utiliser  pour suivre des formations en tant que salarié ou demandeur d’emploi.  C’est important de vous interroger sur les diverses formations que vous souhaitez, voire devriez, suivre quand vous pouvez plus facilement vous organiser pour ce faire. Voici le lien officiel sur lequel vous pouvez créer votre compte et suivre vos crédits :
https://www.moncompteactivite.gouv.fr/cpa-public/

Par exemple, certains métiers sont bilingues. En tant que salarié, il peut être difficile de prendre le temps de se perfectionner en langue étrangère. Cependant, c’est une vraie valeur ajoutée sur votre candidature.

MOOC

En avez-vous déjà entendu parler ? Ce sont des cours sur internet, sous forme de vidéo très majoritairement. Ces outils sont particulièrement intéressants pour apprivoiser un thème nouveau ou pour développer vos connaissances. Vous en trouverez de nombreux. Attention cependant à vérifier leur légitimité. Certains peuvent aussi être payants ou nécessiter un abonnement. En tant que demandeur d’emploi, sur openclassroom par exemple, vous pouvez bénéficier de leur abonnement premium gratuitement et suivre ainsi tous leurs modules sans restrictions (hors formations diplômantes).

Pôle Emploi

Certaines formations peuvent et sont mises en oeuvre pour développer vos compétences ou vous aider dans vos démarches. Par ailleurs, ils sont susceptibles de prendre en charge certaines formations, si elles répondent à des critères prédéfinis par leurs services ou par votre Conseil Régional. Cette administration est aussi force de propositions en la matière. Je vous conseille là encore de vous rapprocher de votre conseiller et de faire le point avec lui sur les modules ou formations qu’il préconise en fonction de votre profil et de vos ambitions.

Pause

J’hésitais entre pause et se poser. C’est en effet aussi l’occasion de faire une pause et prendre le recul nécessaire à toutes les choses évoquées plus en amont de ce billet. Cela s’ajoute à vos recherches d’emploi qui, je vous le rappelle, est obligatoire.

S’impliquer dans autre chose

Il est probablement temps de vous impliquer dans un projet personnel que vous n’aviez pu réaliser jusqu’alors. Se consacrer à vos proches ou prendre du temps pour vous remettre au sport. La marche ou le running fait du bien physiquement et moralement : c’est scientifiquement prouvé. Pensez à vous aérer et entrer ça dans votre planning, d’autant que ça ne coûte rien.

Week-end

Il est autorisé de prendre des congés pendant votre période de chômage. Le saviez-vous ? et vous y autoriseriez-vous ? Evidemment, il faut que vos finances vous le permettent. Cela peut-être un weekend à la campagne. Les Seychelles c’est surfait non ?! (en tous cas dans ces conditions c’est ce qu’on devrait se dire…). Mais sortir de ce train-train assez lourd émotionnellement peut vous revigorer et vous permettre de vous donner l’entrain nécessaire pour continuer vos démarches.

Cases vides

Je vous ai laissé quelques cases vides afin que vous vous appropriez votre période de chômage. Remplissez-les de ce que vous voulez ou avez besoin. Et si vous le souhaitez, partagez-les !

Conclusion

Ces conseils et propositions valent également lorsque vous connaissez déjà votre projet emploi, au moins en partie…

Bien sûr, le problème dans le chômage c’est quand il dure et de ne pas en voir la fin. Je tente ici de dresser un portrait optimiste du chômage. Bien sûr que c’est une image édulcorée et qu’on ne la vit pas ainsi, en tous cas pas tous les jours… On se sent pas toujours dans de bonnes considérations mais justement autant voir le revers de la médaille. Après tout, pourquoi ne pas prendre les aléas comme ils viennent ? Coluche disait : “ La vie mettra des pierres sur ton chemin. A toi de choisir si tu en fais un mur ou un pont. ” Alors, votre chômage sera votre pont ou votre mur ?

RCV

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