CNV & conflit
La CNV est un bon outil.
Mais ce n’est pas une baguette magique.
J’entends encore des organisations lancer des formations CNV alors même que les conflits sont déjà ouverts, pensant que ça va régler le sujet.
Spoiler : NOPE.
La Communication Non Violente est précieuse pour sensibiliser, quand la relation tient encore.
Pour anticiper, pour désamorcer, pour éviter que ça dérape.
Mais quand la communication est déjà abîmée, elle devient difficile à mobiliser.
Parce que :
• L’auto-empathie est complexe quand les émotions débordent
• La confiance est déjà fragilisée
• Et surtout… personne n’a vraiment envie de “bien communiquer” à ce moment-là.
À ce stade, il ne s’agit plus seulement de communiquer.
Il s’agit de revenir sur ce qui a abîmé la relation.
> De nommer.
> D’entendre.
> Parfois de confronter.
Et oui, c’est inconfortable.
Parce qu’il n’y a rarement un seul responsable…
Alors certains préfèrent dire :
“On passe à autre chose, maintenant que c’est sorti.”
Et d’autres pensent :
“De toute façon, ça devait arriver.”
Sauf que non.
Si la communication n’a pas suffi avant, ce n’est pas elle seule qui réparera après.
Sans cadre, sans tiers, sans travail en profondeur, le conflit ne disparaît pas.
Il se déplace. Ou il s’installe.
Et souvent… il revient. Ou ses conséquences sont criantes (démissions, baisse de productivité, clivages internes…)
L’idéal reste d’intervenir avant l’escalade. Mais quand elle est là, il faut changer d’approche.
Autrement.


