La confiance
*- Moi : que pensez-vous de la confiance en management ?
– Elle : La confiance, ça se mérite.
– Moi : Si elle se mérite, comment faites-vous sur la route ?*
Bien sûr, on fait confiance par défaut. Sinon, on ne bougerai jamais. Et si les accidents arrivent, nous n’en sommes pas victimes quotidiennement.
Je l’ai beaucoup entendu cette croyance. Alors,
– on contrôle davantage
– on teste
– on se protège.
Et tout ça ralentit la relation et donc la performance.
Cela dit, si on attend que l’autre la mérite pour la donner, on risque d’attendre longtemps.
Les travaux de Dirk D. Dirks et Donald L. Ferrin (2001) sont clairs : la confiance influence directement :
* la performance collective,
* la satisfaction au travail
* et la coopération.
Autrement dit : ce n’est pas juste une conséquence. C’est un point de départ.
Alors non, la confiance n’est pas aveugle. Cadre et exigence vont de pair.
Et la confiance se choisit, comme un élément essentiel de la posture managériale. Celle de donner un espace suffisant à l’autre pour essayer, se tromper, ajuster et montrer, justement, qu’il peut être digne de confiance.
Parce que parfois, attendre que l’autre “mérite” la confiance, c’est prendre le risque de ne jamais la construire.
La confiance est-elle un préalable ou une conséquence pour vous ? 🤔
*PS : très court extrait d’un échange au cours d’un accompagnement à la posture managériale.

