Manager par la médiocrité

Un manager rappelle à l’ordre son salarié pour qu’elle fasse son travail.
Au bout de 3 semaines, elle rend un travail baclé.
Son travail est refusé car incomplet et ni fait ni à faire.
Le salarié se plaint pour maltraitrance.

> Le manager est recadré, pas la salariée.
Le N+2 ne veut pas de vague…

C’est ce que le manager a appelé le management par la médiocrité.

Voilà comment une difficulté pro devient une question de posture professionnelle.

Pendant ce temps :
– le problème de qualité de travail demeure voire est occulté
– la confusion s’installe entre demander un travail conforme aux attentes et faire preuve de maltraitance. Pour autant, l’exigence ne saurait autoriser ni humiliation ni comportement inapproprié.
– la paix sociale s’achète souvent à prix d’or et le coût de l’injustice se solde souvent par un départ.

Alors… Où est passée la responsabilité de chacun ?
– le salarié dans la réalisation de son travail.
– le manager dans sa fixation du cadre, le suivi et le feedback.
– le n+2 dans le soutien de ses managers, le traitement des difficultés et la cohérence des décisions.

La situation doit être étudiée objectivement. Les faits sont-ils établis ? les décisions assumées ? et le cadre juste pour tous ?

Le courage managérial n’est pas que dans la pose du cadre ou dans le recadrage. Il vit aussi dans le soutien de ses managers, l’étude des situations avec discernement et la défense de ce qui est juste pour tous.

PS : il ne faut pas oublier que le reste de l’équipe voire de l’entreprise observe (et apprend)… ce qui est toléré, sanctionné et laissé sans réponse ou sous silence.