Capital social & mari

(F-âme sensible s’abstenir…)

Il y a 8 ans, j’ai rencontré plusieurs experts-comptables pour accompagner la création de ma société.

Comme dans toute relation professionnelle, comptent pour moi :
-l’expertise (que je ne me permettrais pas de juger)
-le prix, bien sûr (à prestation équivalente)
-et… le feeling.

1/ Première surprise : difficile d’avoir un choix mixte.
Beaucoup d’hommes associés. Peu de femmes.

Puis est venu un petit florilège de préjugés — que je relie, au moins en partie, à ma condition de femme entrepreneure.

2/ Le meilleur ?
Cet expert 🚹 juge mon capital social insuffisant.
Les 2 000 € que je mets de ma poche sont, selon lui, trop faibles.
Sa recommandation :
« Vous devriez demander à votre mari de vous donner de l’argent. »
(Spoiler : nous n’avions jamais évoqué ma situation personnelle.)

3/ Autre classique :
Mon choix de SASU jugé trop contraignant par nombre d’entre eux… et surtout pas assez rentable, pour eux. Pas pour moi ! Pour eux. L’un a même doublé son tarif si je choisissais quand meme ce statut.
Alors qu’il était juste et cohérent avec ma situation.

💡Au final, j’ai choisi celle qui a fait quelque chose de très simple :
+ Elle m’a demandé mon parcours
+ Elle m’a questionnée sur ce que je voulais construire
+ Elle s’est intéressée à mes prestations.

La seule.
Les autres ne savent toujours pas vraiment ce que je fais depuis bientôt 8 ans.

Et quand on sait que ma spécialité est d’accompagner les relations au travail et les postures professionnelles, on comprend mieux pourquoi certains clients les évitent et pourquoi certaines collaborations ne durent pas.

Mais pour ça, encore faut-il accepter d’interroger sa posture de dirigeant…

PS : je la considère toujours comme ma partenaire professionnelle et confirme à chaque fois que j’ai fait le bon choix.