DRH casual

J’ai occupé un poste de DRH casual.

J’emprunte cette expression, entendue récemment dans une émission, pour parler d’une relation amoureuse peu engageante, vécue entre deux relations plus sérieuses.

> Je ne parle pas du statut du contrat.
> Je parle bien de la durée de la relation, sous-tendue par son contexte.

J’ai occupé ce type de poste.
Le problème, c’est que je ne le savais pas en arrivant. Celle qui m’a recrutée non plus, d’ailleurs. Et je m’y suis engagée pleinement.

L’entreprise avait besoin d’un DRH pour :
-remettre de l’ordre dans les dossiers individuels et collectifs,
-redonner confiance dans la fonction de DRH,
-retrouver une fonction RH qui créé et entretienne le lien avec et entre les services.

Et une fois le travail fait, je me rends compte qu’il est devenu difficile de basculer vers le régalien. J’étais celle du renouveau, de la confiance retrouvée.
Et en même temps, je portais aussi (malgré moi) tout ce qui s’était mal passé avant et que j’avais pansé.

Il fallait faire balle neuve pour aller de l’avant.

Je ne le regrette pas. Et aujourd’hui, je comprends que c’était normal.
Le plus violent, ce n’est pas quand on part. C’est le moment où l’on comprend que l’on n’était que de passage.

Avez-vous déjà mis tout votre engagement dans un poste qui, finalement, était transitoire ?