Manager des équipes autonomes

« Je veux une équipe plus autonome. »
OK… le peuvent-ils vraiment ?
Car c’est ce que me disent beaucoup de managers quand on commence à travailler ensemble, avant d’entrer dans les habitudes.
Alors je pose une question simple :
« Quand un collaborateur vient vous voir avec un problème, comment réagissez-vous ? »
La plupart répondent, par réflexe, pour aller vite ou pour se sentir utile et compétent.
Sauf qu’en répondant, on prive l’autre de l’occasion de trouver par lui-même et donc d’apprendre.
Et on entretient exactement la dépendance qu’on voudrait réduire.
Pire, on infantilise en pensant qu’il n’a pas la solution. Vous n’imaginez pas le nombre de fois où en vrai, on ne vous demande rien sinon d’écouter… vraiment !
Bref, si poser des questions à la place, c’est inconfortable au début et prend plus de temps, ça demande surtout de résister à l’envie de résoudre ou de maîtriser.
Et c’est ce qui change vraiment la dynamique et la relation.
DRH, je l’ai vu des dizaines de fois : les équipes les plus autonomes sont celles dont le manager a appris à se taire au bon moment, pas toujours les meilleurs éléments.
Et vous, vous répondez ou vous questionnez ?

