carrière sous précarisation et conséquences

Quelques définitions :

  • La carrière, c’est l’ensemble des étapes qui jalonnent la vie professionnelle. Elle est donc singulière et lui ressemble. 
  • La précarisation du travail, c’est lorsque les contrats conclus en la matière sont à durée limitée. Beaucoup d’emplois sont sous cette forme. Il s’agit donc des CDD bien sûr, mais aussi de l’intérim ou encore des vacations.

Le monde du travail d’hier à aujourd’hui :

Nos aînés ont peu connu la précarisation dans leur carrière. En effet, la majorité n’ont travaillé que dans une seule entreprise. Pour ce qui est du chômage, il existe en France depuis les années 40 mais un fort taux de chômage est à déplorer depuis les 70’s.  Nos parents ont donc pu ne pas connaitre le chômage (thème du billet de la semaine prochaine…) Pour ce qui concerne ce dernier point, la génération actuelle & les futures doivent et devront composer avec…

Quelques chiffres

En 2017, selon la source INSEE emploi, sur l’ensemble des contrats conclus, 74,8% étaient en CDI. Si ces chiffres sont stables depuis 35 ans,  selon une étude du Ministère du travail publiée en 2018, les embauches en CDD ont augmenté de 76% à 87% entre 1993 et 2017. De plus, les durées sont raccourcies sur les 16 dernières années : de 112 jours à 46 en 2017. Pour ce qui les concerne, les contrats de moins d’un mois représentent en 2017 83% des CDD (contre 57% en 1998). Bref, les CDI existent toujours en proportion importante mais les CDD ne sont pas en reste.

Sachez également que les entreprises ne peuvent pas recourir aux contrats précaires sans répondre aux obligations en la matière. De plus, des secteurs à forte saisonnalité ont besoin de main d’oeuvre supplémentaire seulement quelques semaines / mois par an, ou seulement le temps d’un contrat ou d’un chantier.

Les CDI existent… m’a-t-on dit !

Je ne sais pas vous, mais moi je n’en ai jamais eu de CDI. C’est grave Docteur Monde Professionnel ?

S’il est vrai que bon nombre de recruteurs apprécient les cheminements logiques et continus à la lecture d’un CV, rassurez-vous : tous les recruteurs ne sont pas identiques non plus. De plus en plus s’intéressent à ce que vous êtes et pouvez apporter à l’entreprise. Reste à tomber sur le bon…

Conséquences sur le CV et les procédures de recrutement

La grande majorité des travailleurs en poste ou en recherche ont eu un parcours scolaire et professionnel sinueux.  Ce parcours correspond à ce qu’ils ont vécu à ce moment ou à leurs besoins. Certains choix peuvent être purement alimentaires et financiers par exemple. Quant aux choix scolaires, les études souhaitées ont peut être dues être reportées d’un an.

De plus en plus de cadres décident après quelques années d’expériences de se reconvertir dans des métiers manuels, fatigués de la charge imposés par leurs postes. On voit donc bien que passer d’expert financier à fleuriste ne rentre pas dans les cases d’une carrière dites ‘normale’. (je ne reviendrai pas ici sur les notions de cases que j’ai déjà abordées mais je n’en pense pas moins).

Quels que soient vos choix, quelques soient vos expériences, VOUS êtes le point commun de votre parcours. Vous en êtes le centre et donc le fil conducteur.

L’essentiel est que vous puissiez expliquer les voix que vous avez empruntées, mêmes sinueuses : les resituer dans leurs contextes, voire ce qu’ils représentaient pour vous à ce moment de votre vie.

Et si c’était une chance ? 

Cela peut paraître étrange mais en effet, cela peut être une opportunité dans votre carrière pour :

  • découvrir le métier que vous avez choisi sans vous engager sur le long terme (à l’image des contrats de professionnalisation ou d’apprentissage)
  • vérifier que l’entreprise correspond à ce que vous en attendiez
  • répondre à vos besoins ou envies du moment : cela peut aussi être l’opportunité de ronronner sur un métier que vous connaissez déjà par exemple dans l’attente de peaufiner votre projet futur ou de voyager / découvrir de nouvelles contrées
  • cette expérience, même courte, peut être répondre à un manque dans votre carrière :
    • une compétence que vous n’aviez pas encore mise en oeuvre
    • un secteur d’activité où vous n’aviez pas encore fait vos preuves
  • le poste correspond parfaitement à vos aspirations. CDD ou CDI, quand on trouve chaussure à son pied c’est quand même dommage de passer à côté de son idéal…
  • Financièrement, les CDD vous permettent de toucher en fin de contrat une prime de précarité et votre prime de congés payés, ne prenant généralement pas de congés durant cette période travaillée. Vous bénéficiez également de tous les avantages sociaux de l’entreprise utilisatrice, en intérim ou en CDD, comme le 13è mois.
  • et bien sûr : le CDD est souvent la porte d’entrée des CDI dans l’entreprise !  Ils sauront vos qualités (et vos défauts) et pourront également vous rappeler pour une autre mission. Alors CDD ou pas, faites de votre mieux !

Et si c’était un choix ?

Enfin, certains salariés choisissent exclusivement des CDD, pour tout ou partie de ces raisons. C’est leur choix de carrière. Certains n’aiment pas la routine et ne se voient pas rester indéfiniment dans une entreprise.  Pour eux, les CDD sont clairement des opportunités et une recherche à part entière. Ils peuvent ainsi partir entre 2 contrats en vacances, avec les primes perçues par exemple.

Certains métiers s’y prêtent : des secteurs recherchent toujours de la main d’œuvre (métiers de bouche, bâtiment…), donc pour ces employeurs en CDD c’est toujours ça.

Pour conclure, la précarisation n’est pas une fin en soi ni un drame. C’est un état de fait du monde professionnel actuel.  Il ne faut pas la craindre. Vous pourriez même y gagner…

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STOP à la promotion managériale

Une récente étude* de CEGOS estime à 34% seulement des salariés qui souhaitent devenir manager… donc : 66% des salariés n’y aspirent pas.

>> 2 salariés sur 3 ne veulent pas devenir manager.

Il est donc important de faire ET un constat ET un travail dans les entreprises : valoriser et récompenser un excellent technicien par sa promotion à un poste avec des fonctions managériales n’est pas un cadeau, sinon empoisonné !

Alors, entreprises :

> Assurez-vous que votre excellent professionnel soit prêt à réaliser cette bascule dans l’ ”autre monde” en prenant en considération tous les éléments  associés : l’éventuel management de ces anciens collègues et ses conséquences, pression et tensions supplémentaires, charge de travail, aménagements du poste laissé par le nouveau promu (ne pas le laisser en double poste : l’ancien et le nouveau, anticiper au préalable la passation avant le changement définitif)…

Le mettre en avant par cette promotion, sur un piédestal, est une opportunité autant qu’un risque. C’est un peu le “2è effet kiss kool”. Dans un premier temps, un grand souffle chaud qui vous propulse et vous gargarise puis ensuite un grand froid qui vous traverse quand on prend conscience de l’ampleur de ce nouveau métier. Oui, manager est un métier. S’il était selon vous le meilleur dans son ancien poste, il se défit lui-même à repartir sur un nouveau poste sur votre proposition. C’est le mettre en difficulté : celle d’ajouter à son métier de technicien certes maîtrisé, le métier de manager avec tout ce que ça insinue. Pour valoriser un très bon élément, les leviers de reconnaissance ou de promotion sont nombreux. Il est donc capital pour tous de se demander si cette promotion managériale est LA bonne idée et de façon systématique.

Avoir au préalable son adhésion à devenir manager et ainsi avoir son engagement plein et entier dans les nouvelles responsabilités qui lui seront confiées apriori est un facteur favorisant la réussite de sa prise de fonction et sur le long terme. Cela signifie que vous vous assuriez au préalable de la compréhension des enjeux et responsabilités du poste proposé avant la validation du projet. Cela signifie également que si la personne y est totalement opposée, il faudra l’accepter et repenser le projet . En effet, il est honnête avec vous et vous lui avez déjà dit qu’il était un technicien méritant. Enfin, s’il est plutôt frileux, prendre en considération ses inquiétudes et l’accompagner pour lever ses freins. Souvenez-vous qu’une promotion n’est rien de plus ni de moins qu’un changement et cela ne prend jamais à la légère.

Le manque d’anticipation en la matière est souvent responsable de surcoûts humains et financiers pour l’entreprise s’il n’est pas appréhendé correctement. Et si vous poursuivez la démarche, accompagnez ou faites accompagner votre heureux élu à ce nouveau métier que vous lui avez proposé afin de le mener à la réussite, ainsi que l’équipe qu’il encadrera.

Et salariés :

  • si vous ne le sentez vraiment pas : refusez !
  • si vous vous dites “j’y vais mais j’ai peur“, demandez à soit :
    • suivre une formation préalable à ces missions de management (avant les prises de fonction) selon votre situation : management de ses anciens coéquipiers, formation généraliste sur les outils de base et méthodes,
    • vous faire accompagner par un expert en la matière. Il est souvent suffisant d’une journée pour vous familiariser et vous aider à appréhender ce nouveau métier.
  • si vous faites partie de ces 34% qui sont dans l’attente ou la recherche de fonctions managériales alors n’omettez tout de même pas que ce n’est pas un pouvoir que vous venez de prendre mais de nouvelles responsabilités. Une formation de base sur les bons usages en la matière est toujours un vrai plus pour être directement efficient et mettre en oeuvre les bonnes pratiques.

Une fois que toute cette todolist est checkée,  ENJOY !

  • entreprise : soyez fière de votre investissement sur ce professionnel car en ayant respecté vos engagements et en l’ayant mis en confiance, vous aurez fait de lui un manager efficient et compétent, en lui garantissant de prendre et occuper ces nouvelles fonctions dans des conditions optimiales à sa réussite et celle de ses collaborateurs.
  • nouveau manager : soyez fier de cette promotion et allez de l’avant, conduisez votre équipe avec justesse & justice et soyez exemplaire.

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* source de l’étude précitée en cliquant sur le lien ci-dessous

https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/edito/detail/article/bonne-nouvelle-tout-le-monde-ne-veut-pas-etre-manager.html?utm_source=cadremploi&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter&utm_content=sem41&een=b9d31664a4c0ac74d35306e7a6b5b9bb&seen=6

choisir autrement sa vie

Avez-vous échappé aux notions et méthodes associées au bonheur / bien-être au travail ou d’happythérapie, à la mode ? Permettez-moi d’en douter car si vous lisez ceci vous êtes ‘connectés’ et donc sous le joug de cette déferlante. Cette quête est synonyme de recherche de réponse ou de l’assouvissement de besoins humains de divers niveaux. Et si l’expérience de soi permettait de trouver cet accomplissement personnel ? c’est une évidence a priori mais c’est aussi une quête de sens propre et individuelle que nul ne peut faire à votre place.

Voyons comment vous pouvez, sans même le chercher, trouver dans tout (voir n’importe quoi) du réconfort, de la compréhension, de la reconnaissance mais aussi de l’aide à la décision. Et le faire… AUTREMENT (tiens, ça faisait longtemps…) en vous donnant de la matière, régulièrement, pour que vous puissiez y trouver ce dont vous avez besoin… Qu’en dites-vous ?

Les réseaux sociaux fleurissent de ces phrases prononcées par ces illustres personnages de notre Histoire tels que Simone Weil, Aristote, Gandhi ou Nelson Mandela (pour ne citer qu’eux). Leurs paroles sont toutes justes, puissantes voire aidantes. Celles-ci nous les voyons souvent mais elles sont dites par des personnes à l’aura forte qui explique que nous y prêtions une attention particulière. Mais cette propension à s’intéresser à ce qu’ils disent et pensent prouvent aussi le pouvoir des mots pour ceux qui y trouvent du sens, leur sens.

S’attacher à la résonnance des mots, ce qu’ils signifient pour vous et en vous.

Des phrases encourageantes, motivantes et pleines de bon sens peuvent avoir des origines toutes plus surprenantes les unes que les autres tout autour de nous, sous nos yeux, sans que nous y fassions vraiment attention.  Les philosophes et grands de ce monde en font partie mais la part belle leur est déjà faite en la matière.  Ces petits bonheurs qui passent – trop – souvent inaperçus. Vous y trouverez tantôt des messages, comme des signes diront certains, qui vous permettront de faire un pas en avant (voire en arrière, par instinct de préservation).

Ces outils de la vie quotidienne favoriseront votre prise de décision en vous mettant en évidence, de façon naturelle et intuitive, ce qui compte finalement le plus pour vous.

D’autres de ces messages vous permettront seulement de regarder la situation par un autre angle, mettre la situation en perspective et prendre de la hauteur. C’est souvent quelque chose qui manque… prendre de la distance sur une situation pour en extraire ce qui compte vraiment et non seulement notre interprétation.

Souvent, se faire confiance est plus facile qu’on ne le croit.

On a alors seulement besoin que quelque chose (ou quelqu’un) conforte notre choix. Bradley COOPER disait, au cours de la promotion de son film (dans l’émission Quotidien le 02/10/2018) A star is born :

“Une seule personne qui croit en vous est une chance de réaliser vos rêves.”

Et si cette personne c’était vous ?

Pour faire grandir votre propension à écouter ce que vous savez intuitivement bon pour vous, vous devez expérimenter. Dans l’expérimentation, il y a 2 notions inséparables : l’échec et la réussite. SI l’échec est difficile, il fait apprendre plus vite et de façon plus durable et enrichit celui que vous êtes. Si la réussite est plus agréable, elle renforce aussi instantanément votre estime de vous. Connaissiez-vous ces adages par exemples :

“Le succès n’est pas une preuve de réussite. L’échec non plus, d’ailleurs. ” Grégoire Lacroix ; Les nouveaux euphorismes de Grégoire (2009)

“Les plus belles réussites ont bien souvent été précédées par de nombreux échecs.” Francis Bacon ; Les pensées et réflexions (1626)

” La peur de l’échec enterre la réussite. ” Robert Sabatier ; Le livre de la déraison souriante (1991)

” La confiance en soi-même conduit très loin : on amortit un échec en ne s’en apercevant pas. “ Édouard Alletz ; Les maximes politiques (1840)

” En général, qui n’a jamais essuyé d’échecs, n’est pas assez expérimenté. “ Pierre-Claude-Victor Boiste ; Le dictionnaire universel (1800)

” L’échec est le fondement de la réussite. “ Lao-Tseu ; Livre du Tao et de sa vertu, VIII, 1 – VIe s. av. J.-C.

” Il est peu et de réussites faciles, et d’échecs définitifs. “ Marcel Proust ; Le temps retrouvé (Posthume, 1927)

En bref : Et si Grey’s anatomy, Keen’V ou encore des films documentaires tous publics tels que “nés en Chine” pouvaient être le déclencheur que vous attendiez ou la solution que vous recherchiez ? Centrés sur les relations interpersonnelles et applicables au travail telles que le changement, le management, la carrière, l’évolution professionnelle, l’appropriation et la gestion du changement… vous trouverez des extraits de chansons, de films, de séries, de publicités diverses… bref : partout !

Vous en avez ? Partagez aussi les vôtres !

En bonus, un extrait de série sur le changement (de soi, d’une équipe ou des autres) qui je l’espère vous apportera de la lumière à vos zones d’ombres :

” On peut sembler être les mêmes. C’est sûrement le cas. Le changement n’est pas visible du moins pour la plupart d’entre nous mais on a tous changé complètement pour toujours. Le changement est un impératif biologique. “ (grey’s anatomy ; épisode 1 saison 8)

Rendez vous sur mes réseaux sociaux tous les mercredis matins dans les #ckikadit, je vous propose ces réflexions et de trouver qui les a dites (ou chanté, ou écrites…)

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Je suis un organisme de formation déclaré : so what ?

OF : QU’EST-CE ?

En tant que développeuse d’intelligence collective (ma vision du métier de formatrice), je propose des formations autour de la posture managériale en axe principal et plus largement sur le management et les ressources humaines au sens large. Concrètement, je donne des clés pour que chacun se réalise dans le cadre de ses fonctions au sein de son organisation. Personnellement, les formations me permettent de garder les pieds encrés dans la réalité de ce métier de cadre RH notamment, très particulier comme je l’ai déjà évoqué dans d’autres posts, et de rester focus sur les besoins des entreprises à ces postes. Je forme par ailleurs les futurs professionnels RH sur ces axes qui me sont chers. Mais ce n’est ce que je transmets qui sera abordé ici mais sous quel statut j’interviens…

Déclaration d’activité

C’est donc naturellement que j’ai demandé à être déclarée comme organisme de formation (OF). Cela ne signifie pas que “RCV” (ma société spécialisée dans l’Accompagnement Autrement) ne réalise que des formations.  Cela signifie que je réalise des formations en étant déclarée comme un organisme de formation, en sus des accompagnements collectifs et individuels que je réalise (coaching, audit, consulting…)

Lorsque j’ai fait ma déclaration d’activité de formation, je me suis appuyée sur le premier contrat que j’ai réalisé en la matière. J’y ai adossé divers documents tels que :

  • mon KBIS, la copie de mon justificatif de numéro SIREN,
  • le bulletin n°3 de mon casier judiciaire (celui qui est à demandé directement par l’intéressé, compter quelques jours pour la réception, c’est ce qui m’a demandé le plus de temps et en attente)
  • la copie de la première convention de formation signée,
  • mon CV : prouvant mes expériences passées ainsi que ma légitimité à former d’autres professionnels,
  • le support du cours concerné par ce premier contrat (il fallait une copie du programme de formation mais n’intervenant alors que sur un seul module, j’ai transmis ce que l’organisme demandeur m’avais communiqué comme programme ainsi que mon support détaillé),
  • et bien sûr, l’imprimé CERFA qui va bien.

Le tout est transmis à la DIRECCTE de rattachement de mon lieu de résidence administrative professionnelle. Quelques semaines plus tard (de mémoire environ un mois), je recevais mon justificatif de déclaration d’activité qui allait me permettre de faire une nouvelle demande : celle d’exonération de TVA pour les prestations de formation.

Là encore, il s’agit d’un dossier, plus succinct cette fois, à déposer à cette même DIRECCTE. Nouvel imprimé CERFA à remplir accompagné de leur déclaration d’activité m’ayant attribué un numéro d’organisme de formation.

Qu’est ce que cela change ?

Même si la société est assujettie à la TVA de base, en cas d’accord de la DIRECCTE, vous pourrez ne plus facturer de TVA sur les seules prestations de formation.

Alors vous me direz : OK mais les entreprises clientes la collectent seulement donc quel est l’intérêt ?

Tout d’abord, je trouve que c’est prouver notre intérêt et notre engagement dans les actions de formations. Entendez moi bien :  cela ne signifie pas que vous êtes agréé ou quelque chose qui donnerai de la crédibilité professionnelle à vos sessions, juste une crédibilité administrative pour vos clients.

Exemple >> j’ai répondu à un appel d’offre cet été (voir mon billet qui explique celà ici : https://raphaellecoquibus.com/index.php/2018/07/26/mon-1er-appel-doffre). Pour me permettre de réaliser une procédure dématérialisée de ma réponse, il m’a été demandé entre autre si j’avais un numéro de déclaration d’activité et si mes prestations étaient exonérées de TVA en la matière. Bien sûr, cela ne présage en rien des suites données à ma candidature, ça ne me confère pas de point supplémentaire, cependant pour une très petite entreprise comme la mienne, je souhaite que cela donne du sérieux à ma candidature.

Autre exemple : mes confrères me demandent systématiquement si j’ai un numéro d’OF et une exonération de TVA pour d’éventuelles collaborations ou contrats. Cela confère aussi une certaine crédibilité, même entre pairs.

Enfin, mon premier client m’a avertie clairement que les tarifs de ces formateurs étaient fixes et que ceux ci s’entendaient avec ou sans TVA. Le calcul est ainsi vite fait. Si c’est sans TVA, mon entreprise fait un meilleur chiffre d’affaires.

Attention : il faut quand même préciser que je m’engage, suite à ces déclarations, à réaliser un bilan pédagogique et financier (BPF) avant le 30 avril de chaque année. Mon bilan de société ayant lieu fin septembre, vous comprendrez que ma comptable devra réaliser 2 bilans différents à 2 dates différentes…

Vous trouverez tous les éléments utiles pour réaliser vous-même cette démarche sur le site officiel du travail et de l’emploi : http://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/acteurs-et-qualite-de-la-formation-professionnelle/organismes-formation#justificatifs

Suite à la récente réforme de la formation professionnelle, de nombreux professionnels travaillant dans des établissements formatifs m’ont indiqué que le recours aux formateurs indépendants allaient très certainement se développer. A suivre…

Prochaine étape ? le datadock, pour que je sois référencée pour les contenus que je propose. C’est en cours  mais la nouvelle réforme me ralentit…

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toutes ces cases…

Tant de cases… mais pour qui et pour quoi ?

Je n’aime pas mettre les gens dans ces cases. D’ailleurs, suis-je vraiment déjà rentrée dans une case ? dans une entreprise ou dans ma vie privée : toujours pas tout à fait comme les autres, ni mieux ni pire, juste… autrement & centrée sur les relations interpersonnelles au travail, dont les questions de management.

J’ai été récemment contactée pour réaliser une formation managériale et le client souhaite une présentation en début de séance de l’outil Hermann. Je n’en ai pas l’habilitation pour plusieurs raisons. Tout d’abord, beaucoup de cabinets l’ont. De plus, il s’agit d’un outil supplémentaire qui met les individus dans des cases. Alors certes ces outils sont utiles car ils permettent une première approche collective. Pour ma part, je suis plus sensible aux individualités justement à ce qui nous rend complémentaires aux autres et non ce qui nous rend semblables. Certainement car je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’une des cases qu’on a tenté de mettre autour de moi. J’ai un profil atypique (tiens, une case !) mais je veux en faire une force, pas une faiblesse, comme toutes ces personnes que j’accompagne, qui ne sont pas parfaitement dans leur case ou pas tout à fait à leur aise. Je les aide à en trouver tous les recoins, la délimiter en fonction de leur environnement voire de la façonner entre ce qu’on leur demande, ce qu’ils souhaitent et ce qu’ils sont capables de faire.

Une professionnelle du recrutement m’avait dit : ” pour trouver un emploi Raphaëlle en tant que DRH, il faudra alléger votre CV et supprimer des expériences car là on ne sait pas dans quelle case vous mettre donc on ne vient pas à vous “. Je ne pouvais m’y résoudre car ces expériences c’était moi. En m’installant, j’ai voulu me permettre de sortir de ce besoin de me faire entrer dans une case et le permettre à d’autres aussi.

Cultiver ses différences, c’est devenir qui on est. (RCV)

#justbecomewhoyouare !

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DRH, mon amour

DRH MON AMOUR !

Titre “putaclic” ? je l’espère… mais pas que !

La semaine dernière, je vous présentais l’ensemble de mes prestations et là je vous en présente une : le coaching des cadres RH.

Ce poste de DRH a été mon objectif de carrière lorsque j’ai commencé dans les ressources humaines.  Et quand j’ai pu :

  • Participer & définir une politique d’organisation des services,
  • piloter des projets,
  • coordonner des services,
  • manager une équipe,
  • définir un système de rémunération,
  • accompagner les directeurs dans leurs problématiques d’équipes ou individuelles,
  • éclairer les collaborateurs sur leur carrière,
  • conseiller la direction en matière de personnel,
  • concevoir – suivre et piloter la masse salariale,
  • utiliser la communication interne et la développer,
  • travailler en étroite collaboration avec la direction générale,
  • créer les outils et procédures d’évaluation objective,
  • concevoir et piloter des tableaux de bord efficients,
  • garantir l’application des règles en matières de RH et de rémunération,
  • veiller les évolutions,
  • proposer des solutions individuelles ou collectives,
  • constituer des dossiers disciplinaires,
  • sanctionner les mauvais comportements,
  • valoriser les collaborateurs méritants

alors j’avais atteint mon Graal !

Un peu d’autobiographie : profil atypique, j’ai découvert ce secteur d’activité tard dans mes études. Je me suis ainsi réorientée et j’ai commencé sur des missions d’assistante ou gestionnaire. Je souhaitais évoluer progressivement en responsabilités dans ce secteur d’activité et “toucher à tout”, être comme on dit : un généraliste RH. Je continuais d’ailleurs parallèlement mes études pour me conforter dans ce choix (cours du soir, à distance…) et me permettre d’évoluer. Progressivement chargée de mission, cadre puis DRH, j’ai découvert un secteur fascinant mais un peu à part dans l’entreprise tout de même. Depuis, je réalise une VAE pour un master 2 (j’ai un billet qui en parle : https://raphaellecoquibus.com/index.php/2018/05/28/se-former-comment-pourquoi/).

J’ai pleinement et rapidement pris conscience qu’il n’y a aucun équivalent interne en termes de posture ou de mission. Aucun recours possible à une quelconque soupape, et les proches ne sont pas toujours en mesure de comprendre enjeux et situations à ces fonctions, ou ont des préjugés. J’en avise rapidement maintenant les professionnels que je forme à devenir RRH !

C’est ainsi que j’ai choisi d’accompagner des professionnels à responsabilités managériales dont les dirigeants, managers et spécifiquement les DRH (et toute autre appellation équivalente) pour qu’ils brisent ce cercle vicieux qui les isole et peut leur rendre difficile l’exercice de ces fonctions. Ce besoin ne concerne pas tous ces cadres RH pour diverses raisons mais certains peuvent avoir l’envie ou le besoin de partager avec un pair ce qu’il vit. J’ai choisi de me mettre à mon compte et de me consacrer à les accompagner. Selon les besoins, cela peut prendre la forme d’un coaching pour une meilleure adaptation ” poste – personne – organisation “, toute problématique confondues, étant certifiée coach professionnelle, mais également juste pour échanger et continuer.

En toute confidentialité sur votre identité et ce que vous souhaiterez partager avec moi, je mets mon écoute empathique et professionnelle à votre service pour vous apporter le soutien et l’accompagnement dont vous avez besoin, autrement.

Proposant diverses modalités, je vous propose de me contacter directement pour évoquer ensemble laquelle sera la plus adaptée (à distance, en présence ou mixte…) en fonction de votre contexte & de vos besoins et envies.

07 67 90 70 11 ou raphaelle.coquibus@gmail.com

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