Manager après conflit
Cette situation, beaucoup de managers la vivent.
Et beaucoup font A, B ou C et même souvent les trois.
Ce qu’on oublie : le manager n’est pas juste celui qui hérite du problème.
Il en est aussi partie prenante.
Rien vu. Rien dit. Ou laissé faire.
La demande qu’on m’a faite au départ : « Faites-les retravailler ensemble et rendez-les moi. »
Ma réponse : je ne ferai pas ce travail sans vous.
Pas pour pointer une responsabilité.
Pour que la reconstruction soit réelle et que chacun prenne toute sa part.
On a travaillé ensemble : entretiens individuels, puis semi collectifs avant l’équipe puis co-construction des règles à respecter.
À chaque étape, accord de chacun pour continuer.
Parce que la confiance ne se reconstruit pas avec un intervenant extérieur.
Elle se reconstruit avec celui qui manage et pilote au quotidien.
Quant à la reponse D. « Je ne me sens plus capable de manager ce groupe », c’est la réponse la plus honnête. Et parfois la plus courageuse à formuler.
Mais c’est aussi là que tout commence, si on l’accompagne.

