QVCT & sécurité

Mardi, je vous parlais d’une organisation dont les résultats QVCT se dégradaient depuis plusieurs cycles.

Voici ce que vos réponses révèlent :

A — « Je lance des actions correctives rapidement »
Agir, c’est rassurant et c’est souvent l’action en 1e intention. Ça montre qu’on fait quelque chose : pour soi et pour les équipes concernées. Mais si on ne sait pas encore pourquoi ça dysfonctionne, on risque de traiter les symptômes, pas les causes.

B — « Je creuse d’abord les causes avant d’agir »
Vous prenez le temps de comprendre avant de décider. C’est souvent là que tout se joue.

C — « Je communique les résultats à l’équipe et j’écoute »
Vous faites confiance à ceux qui vivent la situation. C’est un premier pas, à condition d’aller plus loin que l’écoute.

D — « Je fais appel à un regard extérieur »
Vous reconnaissez que de l’intérieur, on ne voit pas tout. Ou on ne nous dit pas tout. C’est lucide, pas une capitulation.

Cette organisation a fait A, B et même C pendant des cycles. Sans résultat.
Alors elle a fait D, pour un regard extérieur cette fois.

L’audit a révélé principalement une chose fondamentale :
– la sécurité psychologique avait disparu.
> Plus de confiance dans l’entité, dans les collègues, dans la hiérarchie. (Ce pourquoi A, B et C n’ont pas fonctionné… en interne.)
– Mais porté par ce qu’ils partageaient encore : la volonté d’un service rendu de qualité pour les bénéficiaires.

Le plan d’action ? Rien de spectaculaire. Pas de grands discours.

Des actions simples, sincères, portées de l’intérieur.

Parce que la confiance ne se décrète pas. Elle se reconstruit doucement… ou pas du tout.