Responsabilités d’un prestataire externe
Quand on est prestataire externe, jusqu’où va notre responsabilité ?
Pour moi, un prestataire externe a un devoir moral, éthique et professionnel d’alerte. Et il doit aussi savoir quand, comment et pourquoi il doit parfois déborder du cadre.
Je m’explique.
Il y a quelques temps, j’ai formé au cours d’un parcours managérial de plusieurs jours en intra les nouveaux managers d’une entreprise.
Après quelques mois, j’ai animé pour les formés des temps d’analyse des pratiques managériales pour les accompagner au-delà des compétences donc à comment les vivre, les incarner et les mettre en œuvre.
J’y ai retrouvé un pro désœuvré, éteint, méconnaissable à celui que j’avais laissé en fin de formation.
Ca a été une surprise aussi pour ses collègues qui n’avaient rien vu. Il n’en laissait rien paraître.
Les situations défilent dans le groupe et il est toujours aussi… ‘loin’. Présent mais absent.
Alors je lui dis simplement en aparté que je suis inquiète pour lui. Dans nos échanges, je lui demande s’il en a parlé à quelqu’un d’autre, interne ou externe. Non. Il ne sait pas comment aborder le sujet. Mais accepte d’en discuter.
Alors je propose une option, sans pression : ouvrir le sujet avec sa DRH, s’il en est d’accord. Qu’il a le choix et le temps de la réflexion.
Il me donnera son accord alors j’ai demandé à sa DRH un temps d’échange, rapidement. Comme c’était singulier de ma part (seule fois de ma carrière d’entrepreneure) et qu’on se connait professionnellement, elle m’a de suite rappelée.
J’ai alors exposé la situation de son manager, dans les termes convenus avec lui.
J’ai su qqs temps plus tard qu’il avait été reçu rapidement et sa situation pro adaptée.
>Devenir manager par promotion managériale notamment n’est pas sans conséquence et tout le monde ne le vit pas bien, même s’ils font bien le job.
>Faire intervenir un prestataire externe de confiance sur la durée peut permettre de lever des blocages ou situations complexes invisibles en interne
>Avoir été DRH et manager me donne une lecture plus concrète (et plus empathique) de ce que traversent les personnes et les équipes, et aussi les outils pour intervenir.
>Et surtout, quand on intervient en externe, la confidentialité demeure essentielle. Dans certains cas, intervenir au-delà du cadre peut devenir toutefois nécessaire.
On travaille avec l’humain, pas ses seules compétences.
Ps : mon boulot à moi, c’est de créer cette confiance et l’entretenir avec les clients décideurs et avec les personnes à accompagner.
#AccompagnementAutrement #PostureManagériale #QVCT #SantéMentaleAuTravail
