DG & DRH

Les relations entre DG et DRH sont essentielles pour l’organisation.

J’ai vécu des relations très… différentes en la matière.
J’ai même participé au recrutement de celui qui fut ma plus mauvaise expérience du genre.
Je savais et avais alerté, dès son recrutement, que ce serait quitte ou double pour moi.

Un DG ne part pas.
Si la relation ne prend pas, c’est au DRH de quitter les lieux.

Alors je suis partie, non pas pour le fuir mais par sens des responsabilités.
Pour ceux qui restent, pour les bénéficiaires des services de l’entreprise, et pour moi.

Pas en 1e intention.

J’ai essayé, plusieurs fois, des semaines et des mois de trouver les compromis utiles à ses critères.
Petit à petit, j’ai fini par croire que j’avais perdu mes compétences, mes aptitudes à occuper ces fonctions et à le faire bien.

Puis mes proches ont vu les dégâts sur moi.
Ils voyaient mon épuisement, mon repli. Ils voyaient cette professionnelle habituellement solide perdre confiance en elle.

J’avais fait tout ce que j’ai pu mais je ne pouvais pas, seule, réparer une relation qui nécessite d’être 2.

Le déclic ? Cette question : « si on venait vous raconter ce que vous vivez, en votre qualité de DRH, vous diriez quoi ? »
Blanc…
Moi : « harcèlement »
Blanc

Puis action. Non retour. Stop.

J’ai décidé de quitter cet environnement.
Parce qu’il fallait que je me protège. Parce qu’il fallait que je protège mes collègues des conséquences de cet état de fait. Parce qu’il fallait que je protège l’entreprise, car à ce niveau de fonctions, les conséquences sont désastreuses à bien des égards.

Restée en contact avec les directeurs que je manageais, l’une m’a dit environ un an plus tard que je l’avais abandonnée.
Elle n’avait rien vu, su.

Dans ces temps où la santé mentale au travail compte, je pense à tous ceux qui pensent : « ça ne m’arrivera pas, j’ai du caractère. »

Je me disais exactement la même chose.

Voir la photo