une année d’accompagnement(s) autrement

UNE ANNÉE D’ACCOMPAGNEMENT(S) AUTREMENT

Après vous avoir présenté mes prestations de Développeuse d’Intelligence Collective dans mon précédent billet ( https://raphaellecoquibus.com/index.php/2019/02/19/une-annee-de-prestations-autrement-dic/ ), je vous propose de prendre connaissance de quelques prestations réalisées par l’accompagnement autrement, tant  collectif qu’individuel.

  • COLLECTIF

Une entreprise m’a demandé d’intervenir pour leur séminaire de fin d’année, en présence de l’ensemble de leurs managers.

Spécialisée dans les postures professionnelles et du mon expérience opérationnelle, j’ai une vision du bien-être au travail quelque peu nuancée de certains prestataires ou spécialistes. Arguant que le bien-être devrait être une évidence plus qu’une préoccupation, je cherche à interroger chacun sur sa posture et sur les origines de leur propre QVT. Responsabilité partagée, le bien-être passe tout d’abord par “être bien” et donc faire ce qu’il faut pour s’en targuer.

Je suis ainsi intervenue pour cette entreprise pour une prestation de séminaire participative et interactive pour 40 personnes pour laquelle la demande était : la QVT du manager.

L’origine de cette demande fait écho à la situation vécue par de nombreux managers de proximité. Lorsque le mouvement d’amélioration de la qualité de vie au travail s’est mis en route, les 1ers  visés étaient les exécutants. Il a donc été demandé à ceux-ci de les préserver, notamment en absorbant une partie du travail qui aurait conduit à une dégradation de leurs conditions de travail ou une surcharge. Forte de ce constat, cette entreprise a choisi de leur donner des outils pour leur permettre de rééquilibrer

J’y ai mêlé apports théoriques – en termes de QVT collective et individuelle – et ateliers. J’ai ainsi abordé la notion de communication non violente et le stress professionnel. Je leur ai donné les outils nécessaires à une bonne communication interpersonnelle, en passant tout d’abord par une initiation aux émotions. Je leur ai montré également comment différencier le stress des autres peurs possibles au travail.

Je proposais une logique dans ma prestation : partir du groupe jusqu’à l’individu. Utilisant tantôt des jeux (type team building) adaptés et spécifiquement conçus ainsi que des moments plus autocentrés, j’ai permis à ces équipes de s’interroger à leurs propres situations professionnelles.

>> retours de cette expérience collective :

A la présentation de ma proposition, il a jugé que j’avais parfaitement cadré la situation et ses besoins. Il a par ailleurs apprécié que je sois en mesure de rendre concrète chacune de mes propositions en mettant du sens dans chaque action, dans une progression pédagogique. Le retour du mandataire fait après quelques semaines est très positif. Une nouvelle prestation s’en est suivie pour les 150 agents des services supports de cette entreprise nationale.

Pour ma part, je n’avais pas imaginé avant cette opportunité réaliser des séminaires et autres conférences sur mes domaines de prédilection. J’y ai pris un plaisir partagé tant sur le fond que sur la forme. A réitérer !

  • INDIVIDUEL

J’ai accompagné un chef d’entreprise dans le recrutement de son premier salarié.

Il a souhaité faire différemment de ses confrères qui recrutent seuls et font majoritairement le constat d’un échec. Il s’est dit, à raison, qu’il ne devait pas reproduire leurs erreurs et a ainsi choisi d’être accompagné dans sa procédure.

Mes prestations sont construites pour rendre autonomes les personnes que j’accompagne dans leurs pratiques RH et managériales.

Pour le recrutement, il s’agit de transmettre les bases en terme de procédure en la matière tout d’abord et ensuite de posture de dirigeant / manager.

En l’espèce, comme pour tous mes accompagnés, il a eu le choix de la durée de cet accompagnement. Il a choisi l’ensemble des étapes, soit jusqu’à l’arrivée du candidat sélectionné. J’ai ainsi mis en place l’accompagnement des étapes suivantes :

  • analyse du besoin jusqu’à la création de la fiche de poste
    • nous avons réalisé un premier rendez-vous pendant lequel je lui ai posé les questions nécessaires à la création de la fiche de poste (puis à terme de l’offre d’emploi). Il s’agit alors de partir de ce qui existe en terme de fiche ROME notamment jusqu’à son besoin spécifique, en passant par la présentation de toutes les possibilités contractuelles & administratives qui s’offraient à lui.
    • je me suis mise en relation avec des agences intérim qui prendront le relais à la fin de ma prestation car c’est la forme qu’il a choisie pour son recrutement
  • rédaction et parution de l’offre + analyse des CV
    • en back office, conception de la fiche de poste puis de l’offre à pourvoir
    • parution sur réseaux sociaux + pôle emploi
  • analyse des CV
    • conception de l’outil d’analyse objectif des candidature en fonction de son besoin
    • réalisation de l’analyse et explications des critères à prendre en compte pour favoriser sa prise d’autonomie prochaine
  • entretiens de recrutement 
    • réalisés conjointement pour le guider dans sa posture et dans sa recherche de son 1er salarié
    • transmission de l’outil de grille de ce recrutement sur mesure
  • préparation à l’arrivée du premier salarié
    • préparation de l’intégration du salarié
    • accompagnement au changement de posture de dirigeant à manager

Je lui ai expliqué chaque étape, mis du sens dans chaque action ou réflexion afin de lui permettre, dans ses pratiques à venir, de pouvoir réitérer seul cette procédure. J’ai répondu à ses inquiétudes ou aux idées préconçues en matière de recrutement. En sachant pourquoi on fait les choses (ou non), il devient plus simple de les reproduire, parfois même sans y penser. Je m’adapte bien sûr aux besoins de la personne et à son niveau initial. Nous définissons ensemble le niveau qu’il souhaite acquérir et je fais le nécessaire, progressivement, pour lui permettre d’atteindre son objectif.

>> retours de cette expérience individuelle :

Le dirigeant que j’accompagnais a fait part, à chaque étape, de sa satisfaction notamment quant aux outils transmis. Il pensait que mon accompagnement serait plutôt théorique. Or, je lui ai transmis les supports nécessaires à sa poursuite, seul, de recruteur. Je lui ai donné tous les outils que j’ai utilisés (tableaux de bord, d’analyse, grille de recrutement, fiches de poste…) à chaque étape, en lui expliquant ce qui en fait un document important, pour qui et quand l’utiliser. Tous ces documents sont ceux construits sur la base de ses besoins : en tant que dirigeant et ceux de son entreprise. Il sont réalisés sur mesure et personnalisés, comme chacune de mes prestations.

J’ai accompagné ce professionnel dans le changement de posture : de dirigeant à chef d’entreprise. Je l’ai vu et entendu évoluer au cours de l’accompagnement jusqu’à adopter et adapter sa posture en fonction de ses besoins, de ses valeurs et de ses nouvelles responsabilités de manager. Il s’est adapté avec engagement, sérénité et en pleine conscience dans ce nouveau métier. Gage qu’il soit un manager de qualité !

Je souhaite sensibiliser le plus grand nombre de professionnels aux pratiques de gestion humaines et au management. Mes accompagnements montrent à tous que les pratiques sont accessibles et qu’elles facilite le travail au quotidien. La progression que je lui ai proposée lui a permis de se mettre dans cette nouvelle posture de dirigeant, chef d’entreprise et du personnel. Pour moi, je reste dans le métier de RH opérationnel, autrement.

Proposant exclusivement des prestations sur mesure, je réalise chacune d’elles avec un sentiment d’être où je le dois, à faire ce que j’aime & sais faire, avec la conviction d’être utile.

RCV

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Procrastiner ses décisions : un outil précieux !

LA PROCRASTINATION DES DÉCISIONS

DEFINITION

La procrastination est un mot d’origine latine composé de :

  • pro (en avant) et
  • crastinus (du lendemain).

C’est une tendance à remettre systématiquement la réalisation d’une action plus tard qu’elle ne le devrait.

Je suis sûre que vous avez tous déjà entendu (ou dit ?!) ceci : ” ne remets pas à demain ce que tu peux faire le jour même !”. Voilà le concept auquel vous faites alors référence.

Certains tempéraments ont en effet tendance à reporter systématiquement leurs actions à plus tard. De nombreux ouvrages, articles et autant de spécialistes rédigent régulièrement de nouvelles techniques pour arrêter de reporter et ainsi réaliser au jour le jour les choses que l’on doit honorer.

En effet, en la matière il est nécessaire que vous actiez de faire les choses en temps et en heure. Faut-il nécessairement vous expliquer pourquoi remettre sa déclaration d’impôts dans les délais ou encore déposer votre demande de congés ? La réponse me parait futile mais soit : dans le 1er cas, vous seriez redevable de pénalités (en sus de vos impôts). Dans le 2nd cas, sans demande officielle vous êtes susceptible de vous voir refuser votre départ en congés pour lequel vous aviez pourtant réservé votre hôtel…

Une personne sur 2 en moyenne est concernée tout de même ! Cela signifie que l’un de vous préférera commencer par des choses plaisantes et ensuite se consacrer aux plus désagréables. C’est vous qui êtes concernées par cette mauvaise habitude. Sauf que procrastiner peut ainsi devenir un réel problème pour vous ! L’autre personne des 2 aura tendance à réaliser tout de suite ce qui lui sera le moins agréable pour ensuite prendre du temps sur ce qu’il aime faire.

POURQUOI PROCRASTINEZ-VOUS ?

Les personnes qui, par facilité, ne réalisent pas les tâches qui leur incombent parce qu’elles espèrent que quelqu’un d’autre le fera à leur place ne sont pas des vrais procrastineurs, plutôt des opportunistes. Charge à ceux qui “font” d’arrêter pour contraindre les premiers à se mettre au boulot…

Les principales raisons des “vrais procrastineurs” sont :

  1. l’anxiété. C’est ainsi une démarche d’évitement que vous mettez en place pour lutter contre cette peur. Ce sentiment ressenti sera soit personnel (par rapport à un manque de confiance par exemple) ou social (vis-à-vis d’un groupe). Ce qui est prépondérant, c’est l’incertitude et le manque de maîtrise de la situation.
  2. Une autre raison est de mal estimer le temps nécessaire à l’action. Souvent, procrastiner conduit à mal réaliser une action car on pensait qu’elle serait plus compliquée ou encore trop simple et ainsi vous avez décalé dans le temps la possibilité de la réaliser. Alors, quand il faut la faire, il vous manque un papier ou une indication précise pourtant nécessaire et là… c’est le drame : vous êtes en retard !
  3. Si vous êtes facilement distrait, alors en passant toujours trop facilement du coq à l’âne ou ne terminez jamais rien… cela conduit plus facilement à reporter ce que vous avez à faire.
  4. Enfin, il y aussi les fausses urgences. Arrivez-vous vraiment à analyser les priorités ?? Si vous en doutez, voici une matrice (celle d’Eisenhower provenant du site wikipédia) qui vous permettra de travailler sur les éventuelles priorités (ou futilités) de vos actions et missions.

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De nombreux articles sur internet notamment vous donneront les conseils avisés pour arrêter cette mauvaise habitude (exemple : sur le site psychologies en décembre 2018).

Alors, me direz-vous, s’il faut apprendre à ne pas procrastiner, pourquoi l’Accompagnement Autrement vous propose-t-il  cet article ?

LA PROCRASTINATION DES DECISIONS

Ces ” procrastinateurs ” ont une force sur les autres = lorsqu’il s’agit des décisions ! Entendez-moi bien, je ne parle pas du choix du restaurant pour le déjeuner ou de la couleur du haut que vous voulez vous acheter. Je parle ici des décisions qui vous engagent (mais non vitales bien sûr !).

En effet, procrastiner ses décisions importantes est selon moi un réel outil dans la vie quotidienne mais aussi et surtout dans le cas où vous avez la responsabilité d’autres personnes dans vos fonctions.

Ceux qui me connaissent et travaillent avec moi me reconnaîtrons par cette expression que j’utilise souvent : « dormez dessus ».

Lorsque je réalise des accompagnements individuels, ce conseil revient souvent. Il est souvent nécessaire de prendre le temps de la réflexion. Pas non plus dans 10 ans mais les impulsifs sont souvent en difficultés car ils réfléchissent APRES. Alors prendre le temps de la décision est nécessaire, en s’imposant cependant certaines contraintes…

Prenons l’exemple de la gestion d’un conflit :

  • éviter de réagir à chaud : se contenir même si la situation est difficile à vivre, sauf s’extraire (en cas de conflit violent par exemple). Faute de quoi, vous passerez pour un impulsif et “cela pourra être utilisé contre vous” notamment si vous avez des responsabilités managériales. Les personnes ne retiendraient rien du fond de vos propos mais que la forme, à charge bien sûr.
  • se laisser la nuit pour décanter la situation : ne pas chercher de suite de solution, laisser son cerveau faire par lui-même. Ainsi, faites de votre mieux pour oublier le problème avant de vous coucher. Au réveil, il restera ce qui compte le plus pour vous et vous ne passerez pas pour quelqu’un qui perds ses nerfs pour rien (à tort ou à raison). D’ailleurs, ne dit on pas que la nuit porte conseil ?
  • analyser à froid la situation : le lendemain, demandez-vous ce qu’il vous reste de la situation difficile vécue la veille. Quelles émotions ? quels éléments ? Ce sera ce que vous devrez travailler, pour vous et les autres.

En revanche, certaines situations nécessitent une réaction à chaud me direz-vous. Imaginez un conflit ouvert entre 2 collaborateurs de l’équipe que vous encadrez par exemple. Ne pas intervenir de suite serait perçu comme fuir vos responsabilités de manager et éviter le problème. Alors, comment faire ? Gardez le contenu à travailler pendant votre sommeil mais en plus, à chaud, sur le fait, dites-leur de retourner chacun à leur mission et fixez-leur un rendez vous le lendemain matin dans votre bureau. Chacun (vous et eux) ce sera quelque peu calmé. Les esprits ne seront plus échauffé et vous pourrez réfléchir à comment manœuvrer, tout en intervenant de suite, à la hauteur de vos responsabilités.

CONCLUSION

Ces 3 étapes peuvent vous permettre de garder la tête froide et de ne pas subir les émotions des autres, tout en contrôlant vos propres ressentis.

Toutes les décisions importantes méritent qu’on prenne le temps de s’y attarder et de choisir en toute conscience & bonne foi pour avoir ensuite l’intime conviction que vous avez fait / dit ce qu’il fallait. Pour cela, prenez le temps d’y penser mais contraignez-vous à un délai. La nuit est bien souvent suffisante…

RCV

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belles fêtes 2018/2019

L’Accompagnement Autrement vous souhaite à toutes et à tous de somptueuses fêtes de fin d’année. Je vous offre ces vœux de Jacques BREL de 1968 et y ajoute les miens :

Que 2019 vous soit : belle & chaleureuse, douce & tendre, travailleuse & successfull, ambitieuse & allègre, émotive & sentimentale, musicale & épanouie afin de vous permettre d’y être pleinement responsable & engagé

& pour que cette nouvelle année 2019 soit la vôtre, celle de l’accomplissement personnel & professionnel auquel vous aspirez, puissent ces qualités être vôtres dans le courage, la sérénité & la sagesse

Enfin : Pour faire de 2019 une année qui compte : Fermez les yeux, faites un vœu &… réalisez-le !

RCV

Réalisez votre VAE ! 2/2

Entrez en VAE ! 

Vous avez réfléchit et vous êtes convaincu maintenant : c’est une VAE que vous allez faire.

Prêt pour l’expérience ?  Après vous avoir présenté ici https://raphaellecoquibus.com/?p=543&preview=true les bases et principes généraux sur la VAE, en voici les aspects plus pratico-pratiques.

Tout d’abord, je vous conseille de vous rapprocher du (ou des) établissement(s) auprès desquels vous souhaitez réaliser cette VAE. Ils n’ont pas exactement les mêmes livrets à remplir d’un établissement à l’autre, en termes de présentation. Quoi qu’il en soit, vous aurez un support imposé à remplir avec la liste de tous les éléments attendus par l’organisme. Votre livret (1 et 2 selon votre avancement) devra s’y insérer. Maîtriser les logiciels de traitement de texte est clairement utile !

Livret 1

Vous rédigerez tout d’abord un premier livret (appelé : livret 1, original, non ?) qui permet à l’organisme qui délivre le diplôme de jauger si vous avez l’expérience requise (en durée et compétences) pour poursuivre l’aventure. Il s’agit donc d’une vérification légale et réglementaire. Vous devrez y ajouter les pièces justificatives qui vont bien, comme les copies de vos bulletins de paie ou certificats de travail par exemple pour confirmer vos dires.
Comme un CV détaillé et complètement rédigé, vous présenterez ce qui, selon vous, justifie et prouve vos connaissances et compétences à réaliser le diplôme qu’ils proposent en VAE. Il faut que vous montriez votre motivation & que votre expérience est transverse et aborde tous les modules de leur formation.
Vous pouvez en rédiger plusieurs pour tenter votre chance sur différents établissements. Attention, pas plus 3 car ce livret est déjà long à réaliser et vous ne pourrez pas mener tout de front. Et imaginez : s’ils disent tous oui ?!
Le responsable de la discipline le lira et donnera son point de vue pédagogique sur la poursuite de votre démarche. S’il accepte, cela signifiera qu’il aura estimé que vous avez tout ce qu’il faut pour réussir : qualité rédactionnelle et apports professionnels adéquats. Il peut au demeurant émettre des vigilances quant à certains points du référentiels qui n’auraient pas été couverts dans ce livret 1 et y sera donc d’autant plus vigilant en livret 2. Enfin, s’il est refusé, cela sera justifié et vous saurez pourquoi pour rectifier le tir.

S’ils valident votre premier livret, cap sur l’accompagnement…

Etre accompagné ?

Si vous en êtes à l’accompagnement, c’est que votre livret 1 a été probant. Alors déjà là : Félicitations !
L’accompagnement est la partie la plus chère de cette démarche de VAE. En effet, vous n’y êtes pas obligé mais vous pouvez être accompagné pour la rédaction de votre livret n°2 : l’officiel. Ne vous méprenez pas : personne ne le tapera à votre place ! A votre rythme, vous bénéficiez du retour technique et pédagogique sur votre avancée par une professionnelle de l’exercice et par un enseignant de la discipline dans l’établissement. Il en existe dans beaucoup de structures. Soyez cependant vigilants : cet accompagnement est généralement à durée limitée (un an).
Le coût varie selon l’organisme auquel vous ferez appel. Vous trouverez par ailleurs des indépendants agréés. Les universités et cellules spécialisés ne sont pas les seules à proposer ce service.
Un conseil : faites vous accompagner. Cet exercice n’est pas facile et vous demandera recul et analyse. Sur soi, ce sont des exercices bien difficiles ! Un œil extérieur aguerri à ce que le jury attend vous permettra d’aller plus sûrement à votre but. Et gardez à l’esprit que faire et défaire, c’est toujours travailler !
Vous rédigerez ainsi vos mémoires professionnelles actuelles et/ou passées en relation avec le diplôme et de façon à rendre vos écrits accessibles à tous, que le lecteur soit professionnel ou non.

Livret 2 = votre dossier

Vous devrez tout d’abord réaliser un plan. Il est vivement déconseillé que celui-ci soit chronologique. Mais quand on a l’habitude de parler de sa carrière ou de se présenter en entretien de recrutement par exemple, devoir sortir de cette logique est loin d’être facile.

En VAE, la règle est de réaliser un dossier que nul autre ne pourrait réaliser. Par opposition à un mémoire ou à tout autre exercice de ce style, votre VAE doit vous ressembler et à votre carrière. Donc il ne peut y en avoir 2 identiques. Vous ne devez pas être exhaustifs. Il ne s’agit pas ici de tout dire : tout ce que vous avez fait et où. Il convient plutôt d’être concentré sur l’objectif et le diplôme à valider. En effet, certaines expériences ou missions n’ont rien à voir avec la discipline visée. Je vous conseille de réaliser un tableau comme celui proposé ci-dessous. Vous pourrez y lister les missions que vous avez réalisées en rapport avec le diplôme. Vous y spécifierez les détails utiles à votre rédaction pour ne rien oublier et faites preuve de recul et d’analyse en notant dès maintenant ce que vous auriez aimé faire autrement avec l’expérience ou avec si vous aviez eu le choix peut-être. Enfin, cochez la ou les cases des modules couverts par cette expérience. Après avoir listées toutes vos expériences, vous pourrez voir tout d’abord si vous avez couvert l’ensemble des unités d’enseignements attendues (ce qui est à assurer). C’est une aide à l’élaboration de votre plan. Comme on en vous demande pas de tout raconter, juste ce qui est utile à prouver que vous avez tout ce qu’il faut, je vous suggère de ne garder que les expériences qui couvrent l’ensemble des modules. Ainsi, votre plan sera vraiment personnel et vous serez sûr de répondre à la principale requête de la VAE : avoir fait en entreprise(s) tout ce que les étudiants apprennent en continu dans cette formation. Enfin, remplissez la première colonne pour ordonner vos expériences dans le plan ainsi constitué. Et là : voilà une bonne chose de faite. Maintenant, reprenez ce tableau pour réaliser un plan détaillé qui vous sera utile sur toute la rédaction.

Introduction : vous pouvez vous inspirer de celle que vous avez rédigé pour celle de votre livret 1. En effet, les jurys ne liront que ce livret 2 donc même si vous pensez vous répéter, il n’en est rien au final. Si vous évoquer une expérience dans une seule entreprise, vous pouvez la présenter ici par exemple.

Développement : c’est le plus long (en temps et en nombre de pages même si attention vous serez limité). Vous allez plonger le lecteur dans votre vie professionnelle. Il ne la connais, soyez le plus précis possible sur ce qui concerne le diplôme et pour permettre la compréhension au jury de votre activité. Donnez des éléments de contexte : présentez l’entreprise, votre poste au sein de celle-ci, pourquoi, quand, comment… afin de (re)situer le jury dans la position et environnement qui était le vôtre au cours de l’expérience présentée. Donc : reprenez votre plan détaillé et… rédigez… rédigez… rédigez…

Conclusion : reprenez ce que vous aurez appris de cette démarche et de cette rédaction. Dites ce que vous en avez pensé et ce que vous en retenez.

Annexes : pour justifier de vos dires et les illustrer, vous devrez ajouter des annexes en fin de dossier. Souvent, elles ne sont pas limitées en volume. Cela vous permettra de ne pas trop perdre de pages dans votre développement mais de permettre au lecteur d’aller plus loin sur le sujet s’il le souhaite.

Relecture : c’est très désagréable de lire un document truffé de fautes d’orthographes et/ou de syntaxe donc faites vous relire quand vous avez terminé.

Un… entretien avec le jury !?

C’est la dernière étape. Arrivé ici, vous avez fait le plus dur. Cette date vous sera proposée en moyenne dans les 2 mois qui suivent la réception de vos livrets 2 imprimés par l’établissement. Si vous êtes accompagné, vous serez également préparé à cet exercice.
Cet oral n’est pas une soutenance (toujours attention à votre vocabulaire). C’est un échange avec plusieurs membres du jury, experts ou non de votre discipline (comme pour l’écrit).
En général, vous ferez face au responsable du diplôme dans l’établissement, un autre enseignant de la discipline, un professionnel et 2 non experts. Le jury commence avant le Jour J par la lecture de votre livret 2.

Comment se passe cet entretien ?

Vous vous présentez pendant une dizaine de minutes : identité, remerciements divers, récapitulatif succinct de votre parcours pro et de vos formations, retours sur votre vécu de la VAE : sur le fonds de la discipline et sur la forme de la démarche, motivations (pour la matière visée et pour la voie de la VAE) et enfin vos perspectives.

L’objectif pour le jury sera d’abord d’établit que vous êtes bien l’auteur de votre livret et que vous parlez bien d’expériences que vous aurez vécues. Attention à votre vocabulaire : il s’agit de votre livret, ne parlez pas de mémoire. Si vous utilisez un vocabulaire différent de celui en rapport avec la VAE, le jury agira en fonction. Aussi, il pourra être tenté de vous poser des questions plus théoriques comme dans des soutenances. Soyez vigilants et préparez votre présentation pour tenir dans le temps imparti et ne pas vous laisser dépasser par vos tics de langages. Enregistrez vous sur votre téléphone, vous verrez comme cet exercice est efficace.

Et le résultat ?

Comme le jury débriefe avant l’entretien sur votre livret, il débriefe après.
Et vous saurez leur avis directement après. Pas longtemps à attendre…
C’est ainsi que vous vous trouverez face à 3 éventualités :
Pas de validation… le jury justifiera son choix. Cette situation est plutôt rare mais existe. Si vous êtes accompagné, vous devrez avoir fait relire votre mémoire par le président du jury, responsable de la formation. ainsi si vous en êtes au jury c’est qu’il à donné son accord sur le contenu. (environ 11% en 2015)
Validation partielle. Dans ce cas vous devrez suivre le ou les module en lien aux manques. Une fois que vous les aurez validés vous pourrez prétendre au diplôme (20% en 2015)
Validation intégrale :  bravo !!!! Savourez. Elle est d’autant plus belle celle la que vous ne la devez qu a vous alors #enjoy (68% en 2015)

Est-ce facile ?

NON ! Rien de cet exercice ne l’est et surtout prend beaucoup de temps. La vie professionnelle et familiale en même temps freinent souvent l’élan de rédaction.  De plus, on a des baisses de régime et d’envie, parfois juste la volonté d’abandonner. Des fois, il ne manque pas grand chose pour lâcher ce projet. Mais il faut s’accrocher et finir ce qu’on a commencé.

Je souhaite que ces apports vous sont utiles ou le seront. Vous êtes prêts à vous lancer ?

RCV

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Engagez-vous en VAE ! qu’y disaient… 1/2

La VAE : parlons-en !

La VAE c’est la Validation des Acquis par l’Expérience. Je vous propose ici un outil d’aide à la décision, a mina à la réflexion sur ce sujet.
Selon le site officiel du gouvernement (http://www.vae.gouv.fr/) :

” Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins 1 an d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. Cette certification qui peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). “

En d’autres termes, la VAE est un dispositif permettant de valider un diplôme en partant de sa propre expérience. Depuis le 1er octobre 2017, en application de la loi du 8 août 2016, il suffit d’une seule année (continue ou non) pour tenter sa chance. Avant cette date, 3 ans étaient requis pour déposer sa candidature.
En bref, sans suivre les cours, vous prétendez par la rédaction de vos mémoires et expériences professionnelles à valider le même diplôme que celui suivi par des personnes en présentiel.

Pourquoi je vous en parle ?

Professionnellement, j’ai officié en tant que conseillère VAE. Je donnais les premières informations pour les personnes intéressées ou la proposais lorsque cela me semblais opportun dans la carrière du professionnel. Personnellement, je termine ma propre VAE en Master 2. J’ai commencé à y penser en juin 2017 et je dépose seulement le livret 2. J’attends le jury…
Empiriquement, ce dispositif est vraiment très intéressant. Pour ceux qui ne se voient pas reprendre des études, c’est une manière autrement de prétendre à un nouveau diplôme. Totalement encré dans la formation tout au long de la carrière, c’est elle-même qui se met au service de votre formation. Une fois n’est pas coutume… Et ce sera une véritable réussite pour vous dont vous pourrez être fier et une réelle plus-value sur votre CV.

Quelques chiffres officiels :

En 2015, selon les résultats affichés sur le site travail-emploi.gouv en la matière, et en détails :

  • sur les 623 diplômes de l’enseignement technique et professionnel de l’éducation nationale accessibles par la VAE en 2015, 344 ont effectivement été présentés par les candidats devant un jury, dont 29 % de niveau V.
  • en 2015, 29 500 candidats à la VAE ont déposé un dossier qui a été jugé recevable par le ministère de l’éducation nationale. 19 324 se sont présentés devant un jury. (principal ministère certificateur en VAE)
  • parmi les 19 324 candidats qui, en 2015, se sont présentés devant un jury de VAE du ministère de l’éducation nationale, 13 153, soit 68,1 %, ont obtenu une validation complète de leur titre ou de leur diplôme ; 3 946 (20,4 %) ont obtenu une validation partielle et 11,5 % n’ont rien validé.
  • En 2015, hors ministères de l’emploi et de la culture, les femmes représentent 73 % des candidats qui se sont présentés aux titres et diplômes des ministères certificateurs.
  • 9,3 % de l’ensemble des candidatures examinées en jury, toutes certifications confondues, concouraient pour le diplôme d’Etat d’aide soignant. C’est le plus demandé par ce dispositif cette année-là.

Mais encore : 38% de l’ensemble des candidats ont entre 40 et 49 ans, 40 %  et 74 % sont actifs visent un titre ou diplôme de niveau V. Ce sont les derniers chiffres officiels généraux trouvés au moment où je rédige ces lignes.

Qui initie la démarche ?

C’et une démarche personnelle. On ne peut vous y contraindre ni vous être imposée. Cependant, elle peut vous être suggérée. De plus, vous pouvez la réaliser que vous soyez salarié, demandeur d’emploi ou même intérimaire.

Quel diplôme ?

Selon votre expérience et vos aspirations, vous pouvez prétendre à TOUS les diplômes, titres ou certificats du RNCP, du CAP au doctorat.
Vous pouvez soit aller directement sur le site du RNCP et faire la recherche en fonction de la discipline souhaitée de votre futur diplôme et voir ainsi par région tout ce qui vous est proposé. Pensez alors à regarder les postes accessibles à la sortie de ces études. En effet, le principe de la VAE est de partir des débouchés et métiers visés par la poursuite de ces études pour prétendre au diplôme. Si vous êtes dans le secteur d’activité & à l’un des postes listé, alors c’est de très bonne augure : GO !
Vous pouvez également demander de l’aide au CIBC par exemple ou d’autres spécialistes (indépendants ou organismes dédiés) qui vous guideront dans cette réflexion préalable du diplôme visé.
Il est possible de tenter votre chance sur plusieurs diplômes mais attention à ne pas vous répandre non plus.

Combien de temps cela prend-il ?

Entre le moment où vous commencez à remplir le premier livret et le jour de l’entretien avec le jury, comptez en moyenne un an. Après, bien entendu, cela dépendra du temps que vous y consacrerez…
C’est pourquoi, dès que vous avez validé votre livret 1, je vous suggère de l’inscrire sur votre CV. En effet, notez le diplôme projeté en indiquant : ” livret 2 VAE en cours”. Ainsi, si vous candidatez à un poste nécessitant ce niveau de diplôme,  elle sera étudiée comme toute autre candidature correspondant à ces attentes. Comme vous aurez passé la première étape, vous avez la légitimité de vous en prévaloir.

Quand se lancer dans sa carrière ?

Même si en effet une année suffit pour tenter sa chance, techniquement, tout niveau de diplôme confondu, on peut se demander si cela suffit pour faire le tour d’un métier et d’une fonction.
Plus vous aurez d’expérience et de possibilités d’analyse et de comparaison, plus votre livret sera riche et conduira de lui-même à une validation.

Combien cela coûte ?

  • l’accompagnement

Il faut compter en moyenne 1 000 € pour l’accompagnement. Souvent, il y a moyen d’être pris en charge pour cette partie. L’organisme en question sera défini par votre situation au moment de la validation du livret 1.
En effet, à tort, on peut imaginer que le payeur serait dépendant de votre situation au moment de l’envoi de votre première rédaction. En fait, il faudra étudier votre situation au jour de la décision de validation du livret 1 pour savoir auprès de quel organisme faire votre demande de prise en charge.
Par exemple : vous êtes demandeur d’emploi au moment de l’initiation de votre démarche de VAE. Lorsque vous êtes déclaré recevable, vous venez d’accepter une mission d’intérim. Ce ne serait donc pas Pôle Emploi mais le FAFTT qui devrait vous prendre en charge.
Attention : les règles du jeu des OPCA risquent de changer en 2019, à confirmer quant aux dispositifs de VAE.
Les conseils régionaux peuvent aussi être de très bons conseils voire  même financeurs…

  • pendant la VAE

Il faut, si vous la réalisez avec une université, payer les frais d’inscription à celle-ci. En effet, si vous validez votre démarche, votre diplôme sera le même que ceux qui auront suivi la formation cette même année. Vous êtes donc étudiant.
En plus, cela vous coûtera beaucoup de temps mais également des ouvrages et magazines divers et variés car vous devrez illustrer vos propos de théories ou recherches approuvées (pour les diplômes les plus élevés). Vous pouvez avoir le statut d’étudiant pendant cette VAE et bénéficier des tarifs afférents mais également des accès bibliothèque (réel ou dématérialisée).

  • pour l’entretien avec le jury

Alors là, ça peut se compliquer… Selon l’organisme qui vous fera passer le jury, il faudra penser à l’impression du nombre de dossiers obligatoires (pour ma part : 6 + le mien) ainsi que les frais d’expédition le cas échéant (colis de 4 kgs pour moi) voire de déplacement pour vous rendre au jury. Il est possible de trouver des prises en charge mais ce ne sera pas immédiat.
De tous ces frais annexes, hors train, j’ai fait divers devis car 7 x 226 pages, même recto verso ça a un coût à l’impression et à l’envoi et j’ai eu de tout : 300 € ou 100 € : comparez car même 100 euros, selon votre situation financière, ce n’est pas anodin.

Par où commencer ?

Faites le point.
Souhaitez-vous vraiment vous diriger vers cette démarche ? Pour quoi ? êtes vous conscient de ce que cela représente voire vous coûtera ? C’est avant tout un engagement envers vous-même, ne vous mettez pas en difficulté ni en échec.
Réfléchissez à votre marché de l’emploi. Certains métiers nécessitent l’obtention d’un diplôme particulier. Le site officiel est très bien conçu pour vous guider dans cette démarche.
Donc : Quels sont vos projets professionnels ? Pour quoi voulez-vous ce diplôme ? par satisfaction personnelle ? besoin professionnel ?

Quelles que soient les réponses, elles sont justes : ce sont les vôtres ! Alors je vous laisse y réfléchir et vous donne RDV même heure même endroit la semaine prochaine pour la partie technique et vous donnez des pistes pour réussir votre VAE…

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STOP à la promotion managériale

Une récente étude* de CEGOS estime à 34% seulement des salariés qui souhaitent devenir manager… donc : 66% des salariés n’y aspirent pas.

>> 2 salariés sur 3 ne veulent pas devenir manager.

Il est donc important de faire ET un constat ET un travail dans les entreprises : valoriser et récompenser un excellent technicien par sa promotion à un poste avec des fonctions managériales n’est pas un cadeau, sinon empoisonné !

Alors, entreprises :

> Assurez-vous que votre excellent professionnel soit prêt à réaliser cette bascule dans l’ ”autre monde” en prenant en considération tous les éléments  associés : l’éventuel management de ces anciens collègues et ses conséquences, pression et tensions supplémentaires, charge de travail, aménagements du poste laissé par le nouveau promu (ne pas le laisser en double poste : l’ancien et le nouveau, anticiper au préalable la passation avant le changement définitif)…

Le mettre en avant par cette promotion, sur un piédestal, est une opportunité autant qu’un risque. C’est un peu le “2è effet kiss kool”. Dans un premier temps, un grand souffle chaud qui vous propulse et vous gargarise puis ensuite un grand froid qui vous traverse quand on prend conscience de l’ampleur de ce nouveau métier. Oui, manager est un métier. S’il était selon vous le meilleur dans son ancien poste, il se défit lui-même à repartir sur un nouveau poste sur votre proposition. C’est le mettre en difficulté : celle d’ajouter à son métier de technicien certes maîtrisé, le métier de manager avec tout ce que ça insinue. Pour valoriser un très bon élément, les leviers de reconnaissance ou de promotion sont nombreux. Il est donc capital pour tous de se demander si cette promotion managériale est LA bonne idée et de façon systématique.

Avoir au préalable son adhésion à devenir manager et ainsi avoir son engagement plein et entier dans les nouvelles responsabilités qui lui seront confiées apriori est un facteur favorisant la réussite de sa prise de fonction et sur le long terme. Cela signifie que vous vous assuriez au préalable de la compréhension des enjeux et responsabilités du poste proposé avant la validation du projet. Cela signifie également que si la personne y est totalement opposée, il faudra l’accepter et repenser le projet . En effet, il est honnête avec vous et vous lui avez déjà dit qu’il était un technicien méritant. Enfin, s’il est plutôt frileux, prendre en considération ses inquiétudes et l’accompagner pour lever ses freins. Souvenez-vous qu’une promotion n’est rien de plus ni de moins qu’un changement et cela ne prend jamais à la légère.

Le manque d’anticipation en la matière est souvent responsable de surcoûts humains et financiers pour l’entreprise s’il n’est pas appréhendé correctement. Et si vous poursuivez la démarche, accompagnez ou faites accompagner votre heureux élu à ce nouveau métier que vous lui avez proposé afin de le mener à la réussite, ainsi que l’équipe qu’il encadrera.

Et salariés :

  • si vous ne le sentez vraiment pas : refusez !
  • si vous vous dites “j’y vais mais j’ai peur“, demandez à soit :
    • suivre une formation préalable à ces missions de management (avant les prises de fonction) selon votre situation : management de ses anciens coéquipiers, formation généraliste sur les outils de base et méthodes,
    • vous faire accompagner par un expert en la matière. Il est souvent suffisant d’une journée pour vous familiariser et vous aider à appréhender ce nouveau métier.
  • si vous faites partie de ces 34% qui sont dans l’attente ou la recherche de fonctions managériales alors n’omettez tout de même pas que ce n’est pas un pouvoir que vous venez de prendre mais de nouvelles responsabilités. Une formation de base sur les bons usages en la matière est toujours un vrai plus pour être directement efficient et mettre en oeuvre les bonnes pratiques.

Une fois que toute cette todolist est checkée,  ENJOY !

  • entreprise : soyez fière de votre investissement sur ce professionnel car en ayant respecté vos engagements et en l’ayant mis en confiance, vous aurez fait de lui un manager efficient et compétent, en lui garantissant de prendre et occuper ces nouvelles fonctions dans des conditions optimiales à sa réussite et celle de ses collaborateurs.
  • nouveau manager : soyez fier de cette promotion et allez de l’avant, conduisez votre équipe avec justesse & justice et soyez exemplaire.

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* source de l’étude précitée en cliquant sur le lien ci-dessous

https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/edito/detail/article/bonne-nouvelle-tout-le-monde-ne-veut-pas-etre-manager.html?utm_source=cadremploi&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter&utm_content=sem41&een=b9d31664a4c0ac74d35306e7a6b5b9bb&seen=6

Je suis un organisme de formation déclaré : so what ?

OF : QU’EST-CE ?

En tant que développeuse d’intelligence collective (ma vision du métier de formatrice), je propose des formations autour de la posture managériale en axe principal et plus largement sur le management et les ressources humaines au sens large. Concrètement, je donne des clés pour que chacun se réalise dans le cadre de ses fonctions au sein de son organisation. Personnellement, les formations me permettent de garder les pieds encrés dans la réalité de ce métier de cadre RH notamment, très particulier comme je l’ai déjà évoqué dans d’autres posts, et de rester focus sur les besoins des entreprises à ces postes. Je forme par ailleurs les futurs professionnels RH sur ces axes qui me sont chers. Mais ce n’est ce que je transmets qui sera abordé ici mais sous quel statut j’interviens…

Déclaration d’activité

C’est donc naturellement que j’ai demandé à être déclarée comme organisme de formation (OF). Cela ne signifie pas que “RCV” (ma société spécialisée dans l’Accompagnement Autrement) ne réalise que des formations.  Cela signifie que je réalise des formations en étant déclarée comme un organisme de formation, en sus des accompagnements collectifs et individuels que je réalise (coaching, audit, consulting…)

Lorsque j’ai fait ma déclaration d’activité de formation, je me suis appuyée sur le premier contrat que j’ai réalisé en la matière. J’y ai adossé divers documents tels que :

  • mon KBIS, la copie de mon justificatif de numéro SIREN,
  • le bulletin n°3 de mon casier judiciaire (celui qui est à demandé directement par l’intéressé, compter quelques jours pour la réception, c’est ce qui m’a demandé le plus de temps et en attente)
  • la copie de la première convention de formation signée,
  • mon CV : prouvant mes expériences passées ainsi que ma légitimité à former d’autres professionnels,
  • le support du cours concerné par ce premier contrat (il fallait une copie du programme de formation mais n’intervenant alors que sur un seul module, j’ai transmis ce que l’organisme demandeur m’avais communiqué comme programme ainsi que mon support détaillé),
  • et bien sûr, l’imprimé CERFA qui va bien.

Le tout est transmis à la DIRECCTE de rattachement de mon lieu de résidence administrative professionnelle. Quelques semaines plus tard (de mémoire environ un mois), je recevais mon justificatif de déclaration d’activité qui allait me permettre de faire une nouvelle demande : celle d’exonération de TVA pour les prestations de formation.

Là encore, il s’agit d’un dossier, plus succinct cette fois, à déposer à cette même DIRECCTE. Nouvel imprimé CERFA à remplir accompagné de leur déclaration d’activité m’ayant attribué un numéro d’organisme de formation.

Qu’est ce que cela change ?

Même si la société est assujettie à la TVA de base, en cas d’accord de la DIRECCTE, vous pourrez ne plus facturer de TVA sur les seules prestations de formation.

Alors vous me direz : OK mais les entreprises clientes la collectent seulement donc quel est l’intérêt ?

Tout d’abord, je trouve que c’est prouver notre intérêt et notre engagement dans les actions de formations. Entendez moi bien :  cela ne signifie pas que vous êtes agréé ou quelque chose qui donnerai de la crédibilité professionnelle à vos sessions, juste une crédibilité administrative pour vos clients.

Exemple >> j’ai répondu à un appel d’offre cet été (voir mon billet qui explique celà ici : https://raphaellecoquibus.com/index.php/2018/07/26/mon-1er-appel-doffre). Pour me permettre de réaliser une procédure dématérialisée de ma réponse, il m’a été demandé entre autre si j’avais un numéro de déclaration d’activité et si mes prestations étaient exonérées de TVA en la matière. Bien sûr, cela ne présage en rien des suites données à ma candidature, ça ne me confère pas de point supplémentaire, cependant pour une très petite entreprise comme la mienne, je souhaite que cela donne du sérieux à ma candidature.

Autre exemple : mes confrères me demandent systématiquement si j’ai un numéro d’OF et une exonération de TVA pour d’éventuelles collaborations ou contrats. Cela confère aussi une certaine crédibilité, même entre pairs.

Enfin, mon premier client m’a avertie clairement que les tarifs de ces formateurs étaient fixes et que ceux ci s’entendaient avec ou sans TVA. Le calcul est ainsi vite fait. Si c’est sans TVA, mon entreprise fait un meilleur chiffre d’affaires.

Attention : il faut quand même préciser que je m’engage, suite à ces déclarations, à réaliser un bilan pédagogique et financier (BPF) avant le 30 avril de chaque année. Mon bilan de société ayant lieu fin septembre, vous comprendrez que ma comptable devra réaliser 2 bilans différents à 2 dates différentes…

Vous trouverez tous les éléments utiles pour réaliser vous-même cette démarche sur le site officiel du travail et de l’emploi : http://travail-emploi.gouv.fr/formation-professionnelle/acteurs-et-qualite-de-la-formation-professionnelle/organismes-formation#justificatifs

Suite à la récente réforme de la formation professionnelle, de nombreux professionnels travaillant dans des établissements formatifs m’ont indiqué que le recours aux formateurs indépendants allaient très certainement se développer. A suivre…

Prochaine étape ? le datadock, pour que je sois référencée pour les contenus que je propose. C’est en cours  mais la nouvelle réforme me ralentit…

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toutes ces cases…

Tant de cases… mais pour qui et pour quoi ?

Je n’aime pas mettre les gens dans ces cases. D’ailleurs, suis-je vraiment déjà rentrée dans une case ? dans une entreprise ou dans ma vie privée : toujours pas tout à fait comme les autres, ni mieux ni pire, juste… autrement & centrée sur les relations interpersonnelles au travail, dont les questions de management.

J’ai été récemment contactée pour réaliser une formation managériale et le client souhaite une présentation en début de séance de l’outil Hermann. Je n’en ai pas l’habilitation pour plusieurs raisons. Tout d’abord, beaucoup de cabinets l’ont. De plus, il s’agit d’un outil supplémentaire qui met les individus dans des cases. Alors certes ces outils sont utiles car ils permettent une première approche collective. Pour ma part, je suis plus sensible aux individualités justement à ce qui nous rend complémentaires aux autres et non ce qui nous rend semblables. Certainement car je n’ai jamais réussi à rentrer dans l’une des cases qu’on a tenté de mettre autour de moi. J’ai un profil atypique (tiens, une case !) mais je veux en faire une force, pas une faiblesse, comme toutes ces personnes que j’accompagne, qui ne sont pas parfaitement dans leur case ou pas tout à fait à leur aise. Je les aide à en trouver tous les recoins, la délimiter en fonction de leur environnement voire de la façonner entre ce qu’on leur demande, ce qu’ils souhaitent et ce qu’ils sont capables de faire.

Une professionnelle du recrutement m’avait dit : ” pour trouver un emploi Raphaëlle en tant que DRH, il faudra alléger votre CV et supprimer des expériences car là on ne sait pas dans quelle case vous mettre donc on ne vient pas à vous “. Je ne pouvais m’y résoudre car ces expériences c’était moi. En m’installant, j’ai voulu me permettre de sortir de ce besoin de me faire entrer dans une case et le permettre à d’autres aussi.

Cultiver ses différences, c’est devenir qui on est. (RCV)

#justbecomewhoyouare !

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